La Détox ultime du cerveau par la déshydratation.

Quand la santé revient enfin, il faut le dire et même le crier!

Ordonnancement de l'écoulement des toxines

Messagede Sophocle » Jeu 22 Mar 2018 15:05


Avec tous ces jeûnes et ces déshydratations, je peux désormais dégrossir les enjeux spécifiques à chaque méthode de mobilisation de façon à envisager un ordonnancement général.
En l'absence de mobilisation, les toxines semblent s'accumuler dans les tissus "profonds", cerveau, cœur, reins, muscles, tissus adipeux, ..., cad des tissus en absence de contact avec l'extérieur.
Pendant une mobilisation (déshydratation ou jeûne), les toxines vont donc être relocalisées vers des organes qui veulent bien les accueillir.
Une mobilisation va donc re-ventiler la répartition des toxines.
Certains organes vont se désintoxiquer, d'autres vont recevoir des toxines.
C'est le principe des vases communicants.
Comme les toxines mobilisées vont remonter "en surface", cad plus en moins en contact avec l'extérieur, il sera donc possible de les intercepter et de les éliminer définitivement.
Selon les organes, l'élimination ne se fait pas automatiquement, il faudra donc l'activer pour pallier aux problèmes d'accumulation.
De mobilisations en mobilisations, les organes "en profondeur" vont donc résorber leur point de densité en toxines mais d'autres organes en surface vont accumuler les toxines mobilisées en excès.
L'intérêt d'une mobilisation réside dans le déplacement des points de densité enfouis dans des tissus profonds vers d'autres lieux de destination plus ou moins en contact avec la surface.
Il faut donc écouler les toxines des lieux de relocalisation "en surface" pour renouveler les opérations de mobilisations "en profondeur".
À chaque organe qui accumule les toxines, il existe sa méthode de résolution.
Il faudra appliquer un ordonnancement des techniques pour prévenir (ou résorber) les nouveaux points de densité.
C'est le moment d'être à l'écoute de son corps pour identifier les organes en souffrance afin d'appliquer la résolution de circonstance.
À force de répétition, on devient un virtuose des techniques et des dosages de façon à résoudre un site d'accumulation sans aggraver un autre site d'accumulation.
C'est un peu une jonglerie.


Récapitulatif des échanges selon la méthode de mobilisation
  • Organes DÉS-intoxiqués
    • par la déshydratation :
      • Cellules aqueuses
        • -Snc
        • -Cerveau
        • -Cœur
        • -Organes (Reins,...)
        • -Muscles
        • -Articulations
        • -...
    • Par le jeûne :
      • Cellule adipeuse
        • Tissus adipeux vicéraux
        • Tissus adipeux sous-cutanés
  • Organes RÉ-intoxiqués
    • par la déshydratation :
      • Peau
      • Intestins (selles)
      • Lymphe
      • Cellules adipeuses (Tissus adipeux)
    • par le jeûne :
      • Peau
      • Reins (urines avec Dmsa)
      • Intestins (éventuellement)
      • Lymphe
      • Cellules aqueuses (-Snc, -cerveau, -cœur,...)
  • Actions de résolution de la ré-intoxication
    • Cellules aqueuses "en profondeur" (Intra, Snc, muscles,...) : Déshydratation
    • Tissus adipeux : Jeûne
    • Intestins : Les intestins doivent être fonctionnels avant une mobilisation. Il n'y a donc pas d'action à mener. Le mouvement péristaltique éliminera toutes les toxines accumulées. Pour rétablir la fonction intestinale, voir posts afférents.
    • Peau : Bain salés (50g/l)
    • Lymphe : Transpiration, sauna, marches rapides
    • Dos : Massages et bains salés
  • Nota, pour les (ex-)porteurs d'amalgames, il est préférable de purger la zone buccale au préalable avec des bains de bouche au sel.

L'alternance de déshydratation et de jeûnes va opérer un brassage quasi-exhaustif de toxines.
Certains organes se désintoxiquent alors que d'autres s'intoxiquent.
Cependant, de mobilisations en mobilisations, il demeure quelques points de densité qui vont se former.
Ce qui apparait à terme, c'est qu'il faut alterner le jeûne et la déshydratation pour désintoxiquer le cerveau et les tissus adipeux à tour de rôle.
Les tissus adipeux et les cellules aqueuses forment les deux pôles d'un pendule dont l'intoxication s'amenuisent à chaque balancement.
Il faut également prendre en compte les masses de cellules aqueuses et de cellules adipeuses en jeu.
Les cellules aqueuses sont couramment deux à trois fois plus nombreuses que les cellules adipeuses.
Il faut donc tenir compte de cela pour caler un jeûne tous les x déshydratations.
(Pour les personnes en sur-poids, il me semble préférable de résoudre ce problème au préalable.)
Mais surtout, il convient d'écouler périodiquement les toxines des sites d'accumulation de 2ème ordre (peau, lymphe...) par certaines actions spécifiques pour renouveler indéfiniment les mobilisations au niveau des cellules aqueuses et des cellules adipeuses.
En plus d'ordonnancer les résolutions des organes individuellement, il est possible de les ordonnancer en synergie pour aboutir à une résolution homogène et générale du corps.
C'est en écoutant son corps que cet ordonnancement peut être établi.

Méthodes de résolution des sites d'accumulation (Pour plus de détails sur chaque thème suivant, je renvoie au chapitre "DÉTOX D'ORGANES SPÉCIFIQUES" de la page de présentation du discours).
  • Peau
      Ni le jeûne, ni la déshydratation semble la désintoxiquer rapidement.
      De mobilisations en mobilisations, la peau semblent se convertir en un site d'accumulation.
      Pour traiter la peau, les bains salés vont éliminer les toxines des cellules cutanées par l'aspiration de l'eau.
      De plus, ce procédé me semble prometteur pour désintoxiquer une bonne partie du corps car la peau est une surface d'échange Int/Ext très grande.
      Je ne crois pas qu'il désintoxiquera les tissus adipeux, mais il peut éventuellement atteindre les muscles et les organes à proximité de la peau.
      Il y a donc la possibilité d'une bonne détox tout en douceur car la grande surface d'échange qu'offre la peau fait que la concentration de Ml au cm2 en mouvement est faible.
      Pour désintoxiquer uniquement la peau, je prends une douche et je m'hydrate juste après le bain salé pour bloquer le processus naturel de réhydratation par l'intra.
      Si les tissus adipeux sous-cutanés étaient fortement intoxiqués, il est possible qu'ils réintoxiquent chroniquement la peau.
      Dans ce cas, les bains salés ne paraitraient pas efficace, un jeûne long au préalable serait préférable.
  • Tissus adipeux
      Les tissus adipeux ne sont pas accessibles par l'extérieur.
      Pour éliminer les métaux lourds des tissus adipeux, il n'y a pas le choix, il n'y a que le jeûne hydrique.
      Les tissus adipeux semblent être un spot d'accumulation pendant une déshydratation.
      En dépit d'une faible recontamination du reste du corps pendant le jeûne, il conviendra donc de le faire fondre par un jeûne pour écluser une trop grande concentration.
      Des symptômes d'intoxication devraient apparaitre pendant le jeûne.
      Cependant, les symptômes de recontamination qui se manifestent pendant le jeûne ont tendance à s'estomper une semaine après la rupture du jeûne.
      Ces symptômes parviennent d'une accumulation de ml dans la lymphe.
      La lymphe sera automatiquement nettoyée après la rupture.
      Sans sport, il faut une bonne semaine pour la nettoyer.
      Ce qui est important, c'est la baisse des symptômes cognitifs de déshydratations en déshydratations sur le moyen terme.
      Il est toujours possible de prendre du dmsa pendant le jeûne pour intercepter les ml dans le sang et les extraire par les reins pour éviter leur accumulation dans la lymphe.
      Il semble qu'il n'y ait pas de symptômes directs à une intoxication des tissus adipeux.
      Mais comme ils agissent à retardement, les symptômes apparaissent à distance.
      Par exemple, des troubles peuvent apparaitre sur le système immunitaire car le tissus adipeux serait un organe endocrinien.
      Les lipides du tissus adipeux sont également employés pour la réparation des cellules, pour la réparation des milliers de brisures quotidiennes de l'Adn, ou pour la réactivation de la transcription de gènes.
      Il est donc absolument impossible de faire un lien direct entre les causes et les conséquences sauf à faire un jeûne et attendre quelques semaines si la progression des désordres cessait.
      Le jeûne hydrique désintoxique uniquement les tissus adipeux des ml. Aucun autre organe n'est désintoxiqué des ml.
      Le jeûne ré-intoxique partiellement le corps.
      Mais une partie des toxines mobilisées par le jeûne sera éliminée par les intestins et captée par la peau.
      De plus, il semble qu'il y ait un ordonnancement de la fonte des tissus adipeux pendant le jeûne.
      Le tissus adipeux sous-cutanés semblent fondre après les tissus adipeux viscéraux.
      Il faudrait donc prolonger le jeûne jusqu'à la résorption totale des tissus adipeux pour éliminer une contamination diffuse sous tout le tissu cutané.
      Le mieux est d'opter au préalable pour un régime qui fasse baisser son poids à la limite basse de la normale.
      Ainsi, il y a peu de tissus adipeux qui seront recontaminés lors d'une déshydratation.
      Des jeûnes courts seront donc suffisants pour éliminer tous les tissus adipeux en profondeur.
  • Intestins
      Pour écouler les toxines des intestins, il est indispensable que le système digestif soit fonctionnel avant la tentative de mobilisation.
      Il est également nécessaire de maintenir les intestins en charge pour que les toxines soient définitivement éliminées.
      Il ne faut donc surtout pas faire de lavement avant une déshydratation ou un jeûne.
      Pendant les trois jours avant la mobilisation, il est préférable de manger beaucoup de légumes pour que les fibres végétales fixent les toxines.
  • Dos
      J'ai des maux de dos qui s'aggravent à chaque mobilisation.
      Je passe donc un appareil vibrant qui masse le dos pendant une heure par jour.
      Si mes maux de dos étaient dus aux Ml, il est possible que les bains de sels aident à l'élimination des maux par la détox de la peau.
      Comme je l'ai déjà mentionné plus haut, les bains de sel semblent avoir consolidé le bien-être des massages.
      Je ne saurai pas départager qui est à l'origine de ces améliorations, massages ou bains salés, ou c'est peut-être les deux.
  • Lymphe, milieu interstitiel
      Lors d'une déshydratation ou d'un jeûne, le milieu interstitiel (entre les cellules) est le pivot des échanges en Ml entre l'intra et l'extérieur.
      Après un jeûne ou une déshydratation, je fais donc une heure de marche rapide quotidiennement de façon à transpirer un bon coup.
      Je fais cela une fois par jour pour activer la lymphe.
      Rappel, il ne faut surtout pas faire d'activité pendant une déshydratation.
      Mais il est possible de faire de longues promenades pendant un jeûne hydrique si cela aidait.
      De plus, j'essaie de faire mes bains salés juste après la marche rapide, car j'ai la peau qui se gorge d'eau en fin de course.
      C'est donc le moment de vider l'eau du tissu cutané.
  • Transpiration Vs Osmose
      Je pense que la transpiration intervient de façon répartie sur plusieurs compartiments liquidiens et non spécifiquement sur la peau.
      Au moment de la transpiration, l'eau extraite sera prélevée un peu dans la peau mais une majeure partie parviendra de l'extra (sang, lymphe, milieu interstitiel).
      Sans hydratation juste après la transpiration, l'équilibre des compartiments liquidiens fera que l'eau contaminée de l'intra ira combler le déficit en eau de l'extra.
      Il y aura donc une décontamination générale de l'intra à retardement.
      Quant à l'osmose par le bain, elle semble être ciblée sur la surface de contact.
      Donc, ça sera donc la peau qui sera décontaminée en profondeur.
      Puis, en se rechargeant en eau auprès de l'intra après le bain, elle décontaminera les organes à proximité.

J'ai désormais une bonne supervision des actions à mener pour pouvoir enfin répéter les déshydratations de la façon la plus régulière possible.
Cependant, il me reste une méthode à éprouver.

Jeûnes secs.
    Depuis le début de mes expériences, je crois que je n'ai fait qu'un seul ou deux jeûnes secs de 3 jours max chacun.
    Je n'ai donc aucun retour d'expérience sur les variantes de mobilisation et d'accumulation par rapport à une alternance de déshydratations et de jeûnes hydriques.
    Maintenant que j'ai bien décortiqué quels sont les mécanismes sous-jacents au jeûne hydrique et à la déshydratation chacun de leur côté,
    je vais pouvoir examiner ce qu'il se passe lors du cumul d'un jeûne et d'une déshydratation.
    De prime abord, je dirai que la déshydratation protège les cellules de la mobilisation du jeûne et que le jeûne protège les tissus adipeux de la déshydratation.
    Ce n'est qu'une hypothèse d'attente de résultat, il faut encore l'éprouver à la réalité.
    Mais pour que les tissus adipeux se déstocke, il faut qu'il n'y ait plus de glucose dans le corps.
    Pour que cela soit le cas, il faut faire un régime cétonique strict pendant les trois jours avant le jeûne sec.
    Au vu de toutes ces contraintes, il me semble qu'un jeûne hydrique long s'impose quand-même.
    Cependant, si je réduis les tissus adipeux au minimum, je pense que je pourrai presque m'affranchir des jeûnes (secs ou humides) longs.

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♫ Mets de l'huile ♫

Messagede Sophocle » Jeu 29 Mar 2018 14:50


Solvatation
    Il y a quelques semaines, je me suis demandé si le tissu adipeux pouvait se comporter comme une solution ionique afin de recevoir les ions mobilisés par une déshydratation.
    Or, l'huile n'est pas polarisée, les ions ne peuvent donc pas se diluer dans l'huile.
    Cela peut se vérifier avec le gros sel qui ne s'y mélange pas.
    Il est intéressant de simuler le comportement des solvants avec le gros sel car cela donnera une indication avec les ions ML.
    Je vais donc devoir revoir un peu ma théorie de ré-intoxication entre les cellules aqueuses et adipeuses par des ions.
    Par ailleurs, comme je n'étais donc pas entièrement satisfait des bains salés car ça ne résolvait le problème d'intox de la peau qu'après une déshydratation,
    je recherchais donc encore un moyen pour prévenir l'intox de la peau pendant une déshydratation.
    Je me suis donc penché sur le phénomène de solvatation pour comprendre un peu mieux les combinaisons possibles entre les ions et les solvants.
    Voici un site, Les secrets de la solvatation, qui fait un tour d'horizon de façon très concise.
    Il existe deux formes de solvatations, dont l'une des deux formes se subdivise en deux catégories :
    • A) Apolaire, chaines organiques (-CH2-CH2-CH2-), queues des lipides, huiles, acides gras
    • B1) Polaire et protique, alcools -OH, eau H2O, tête des lipides, (oxygène avec le proton hydrogène)
    • B2) Polaire et aprotique, pont oxygène R-O-R' (sans hydrogène)

Cumul des formes
    Les molécules peuvent présenter 1, 2 ou les 3 formes de solvatation.
    Par exemple, le savon, avec sa combinaison d'une chaine organique et d'un pont oxygène, présente 2 formes de solvatation, polaire et apolaire.
    Il se dilue donc dans l'eau de façon homogène mais il dilue aussi les graisses de façon homogène.
    Ainsi, les surfaces, sur lesquelles on passe une eau savonneuse, sont dégraissées en dépit que l'huile et l'eau ne se diluent pas l'une dans l'autre.
    Si l'eau et l'huile ne se mélangent pas, c'est parce que ni l'une, ni l'autre n'ont strictement aucune forme de solvatation en commun.
    Le savon est un intermédiaire qui se mélange dans l'huile et dans l'eau, et qui fait que de l'huile peut être (indirectement) en suspension dans l'eau.
    Il n'y a pas de hiérarchie chimique entre solvants et solutés.
    Ce n'est qu'une question de quantité, c'est le produit qui est en petite quantité (soluté) qui se dilue dans l'autre (solvant).
    L'alcool présente également les 2 formes principales de solvatation mais elles ne sont pas aussi efficaces que le savon.
    Avec de l'huile végétale et de l'alcool à 90°, ça se dilue bien quand le mélange est remué.
    Mais au bout de 5 minutes au repos, les 2 phases se reconstituent très distinctement.
    Avec de l'alcool à 90° et du gros sel, le mélange est très partiel, seule une faible quantité de sel peut s'y diluer.
    L'alcool à 90° semble plutôt efficace avec les cétones (=O).
    Il existe donc un gradient de solvatation dans l'efficacité et dans la durée.
    Les lipides possèdent également les deux formes de solvatation, une tête polaire et une queue apolaire.
    Comme la membrane cellulaire est une bi-couche lipidique et qu'elle est cernée d'eau à l'intérieur et à l'extérieur,
    il y a donc donc des phénomènes de porosités sélectives, de distinction des compartiments et de dynamiques entre solvants et solutés de par et d'autre de la membrane.
    Je renvoie vers les cours (vidéo et PDF) d'Alessandro Villa "l'osmose et la diffusion ionique" détaillés au post "Bibliographie"
    Lors de la contamination, le positionnement du ML est assez déterminant.
    Il faut bien imaginer la membrane cellulaire comme une fine muraille d'huile, opposée à l'eau extérieure et mise en tension par l'eau intérieure.
    Si le ML est sous forme d'ion, il sera dans l'eau, et il désorganisera les tensions electro-magnétiques intra et extra-cellulaires.
    S'il est sous forme organique, il sera fixé dans une queue lipidique, il va donc désorganiser la membrane cellulaire ou les protéines fixées à la membrane.



Le tissu adipeux
    Le triglycéride, qui compose la majorité du tissu adipeux, possède la forme organique courante des lipides.
    Le tissus adipeux est donc un solvant idéal pour accumuler des toxines huileuses.
    Or, les triglycérides possèdent également une tête polaire, il demeure donc possible qu'il y ait quand-même une faible intoxication du tissu adipeux par des ions.
    Cela peut s'apparenter au même ratio que l'alcool et le gros sel par rapport à l'eau et au gros sel.
    Du coup, je ne crois plus trop à l'utilité du dmsa pendant un jeûne hydrique car il y aura peu d’ions en circulation.
    Mais il demeure possible que d'autres toxines (non ioniques) aient les 2 formes de solvatations et qu'elles peuvent donc passer d'une cellule adipeuse à une cellule aqueuse et vice-versa.

Application
  • Les ions (dont les ML), qui sont totalement solubles dans l'eau, ne sont donc absolument pas solubles dans l'huile.
    Lors d'une déshydratation, je peux donc envisager de protéger le tissu cutané d'une accumulation de ML en l'enduisant d'huile.
    L'huile formera ainsi une barrière qui protègera la peau de la relocalisation des ions ML.
    Je peux ainsi me dispenser des bains de sel à 50 g/l en résolution du problème d'intox de la peau.
  • Mais au cours d'un jeûne hydrique, la peau est également concernée par la mobilisation de toxines lipidiques.
    Or, l'huile enduite sur le tissu cutané peut être un moyen pour capter, diluer ces toxines, puis de les mettre en mouvement et enfin de les relarguer vers la sortie.

    Tout cela donne donc deux bonnes raisons de huiler le tissu cutané lors d'un jeûne sec.
    Pour choisir mon huile, j'évite les rayons dermato ou beauté, il y a des normes, les huiles sont donc trafiquées sans que cela soit indiqué sur l'emballage.
    J'ai acheté une dizaine d'huiles végétales + ou - compatibles avec mon type de peau, que je goute.
    Et je retiens celle qui passe le mieux en toute souplesse.


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M.L. organiques (Méthyl-ML) et M.L. élémentaires (ions)

Messagede Sophocle » Dim 1 Avr 2018 12:46

Jusqu'ici, je n'avais qu'à m'occuper des ML sous forme élémentaires car mon intoxication parvenait des amalgames.
Mais une intoxications aux ML peut revêtir deux formes, méthylée (organique) ou ionique (inorganique).
Chaque forme est spécifique, il convient donc d'aborder le comportement de chaque forme et les ponts entre-elles pour procéder à une élimination bien ordonnancée.
Voici, dans le post suivant, un article de synthèse analytique sur le mercure.
Il est disponible sur le site du NCBI (The National Center for Biotechnology Information advances science and health by providing access to biomedical and genomic information).
"Mercury Toxicity and Treatment: A Review of the Literature"
Il a été établi en 2012, en anglais, par un scientifique qui a compulsé et fait une revue d'une centaine d'articles scientifiques de la littérature spécialisée.
Cet article ne traite que du mercure mais en attente de confirmation, je vais présupposer que les autres ML (n')ont (que) également ces deux formes.
Les symptômes sont sans doute très différents, mais je vais faire comme si les sites d'accumulation, la métabolisation et les voies d'éliminations sont semblables à ceux du mercure.
Il s'agit de mécanique élémentaire, il ne devrait pas trop avoir de variation sur ces sujets-ci.
    On y apprend rien de bien nouveau, mais ce texte a le mérite de brosser tout un éventail concis et exhaustif sur le mercure.
    Cela est utile pour bénéficier d'une supervision large sur les thèmes à prendre en compte.
    Le texte présenté au post suivant n'est qu'une traduction faite par un service en ligne gratuit, il y a donc quelques phrases un peu chaotiques.
    Un passage, qui m'intéresse, a été repéré en gras (chapitre 3).
    La structure originale de cet article a regroupé les formes de mercure par thèmes, Pharmacocinétique, Toxicité, Clinique, dans lesquels les sous-chapitres sont subdivisés par forme de mercure, inorganique, organique.
    Mais je trouve beaucoup plus intéressant de rassembler les chapitres par formes de mercure, organique, inorganique et de les subdiviser en thèmes, Pharmacocinétique, Toxicité, Clinique.
    J'ai donc réarrangé l'ordonnancement des chapitres 3,4 et 5 sans modifier le contenu des paragraphes.
    Ainsi, on a bien les deux champs d'évolutions du mercure rassemblés.
    Avec le post précédent, sur les différentes formes de solvatations, je suis enfin à l'aise pour tirer parti de cet article vis-à-vis du jeûne et des déshydratations.
    Il y a l'huile avec ses solutés d'un côté, l'eau de l'autre coté avec ses solutés, et des formes intermédiaires qui se marient à l'eau et à l'huile transitoirement.
    Les deux formes principales des ML sont organiques et inorganiques.
    Les sous-formes inorganiques donnent des métaux lourds sous forme d'ions, solubles dans l'eau.
    La forme organique est un atome de ML intriqué dans une chaine -CH3-CH3-..., elle est donc soluble dans l'huile.
    Cet article indique que la forme organique se dégrade lentement en forme inorganique, que la réciproque n'est pas valable et que la forme inorganique est progressivement éliminée.
    Les ML vont donc lentement changer de solvant, de l'huile à l'eau, avec tous les conséquences que cela implique sur les symptômes.
    La forme organique devrait donc se résorber et se convertir en forme inorganique par le métabolisme, et il suffirait d'attendre pour éliminer la forme inorganique.
    Or, cet article indique qu'il y a une bio-accumulation du mercure.
    Pour résoudre cet apparente contradiction, je dirai que
    • le mercure organique s'accumule dans les graisses tant que les graisses sont conservées,
    • qu'il n'est converti en mercure inorganique que quand les graisses sont métabolisées,
    • que le mercure inorganique issu du mercure organique métabolisé s'accumule dans les cellules aqueuses si le taux d'intoxication est plus rapide que le taux d'élimination.
    Il y a donc deux sites d'accumulation avec un transvasage ordonnancé de la façon suivante : intox -> mercure organique -> mercure inorganique -> élimination.
    De plus, le site d'accumulation inorganique peut être alimenté en direct par le mercure inorganique des amalgames dentaires.
    Il y a donc des effets de sas, de barrages, de giratoire, d'intoxication en cascade, des débits de fuite à comparer à la vitesse d'intox, et éventuellement des relargages intempestifs.
    La variation du taux d'intoxication de certains sites d'accumulation vont passer par des pics si l'activation de l'élimination n'était pas ordonnancée en aval.
    Il convient donc de d'abord éliminer le site d'accumulation inorganique, puis d'envisager de vider le site d'accumulation organique vers le site d'accumulation inorganique, et enfin de revider le site d'accumulation inorganique.
    Concrètement, cela veut dire, d'abord des déshydratations, ensuite une résorption du tissu adipeux, et enfin des déshydratations à nouveau.
    Même si les ions n'iront pas recontaminer les tissus adipeux, il peut demeurer que d'autres toxines qui n'ont rien avoir avec les ML, recontaminent un peu les cellules adipeuses à chaque déshydratation.
    Pour me débarrasser définitivement du site d'accumulation organique, je vais tenter de me débarrasser de tout le tissu adipeux jusqu'à résolution du site d'accumulation inorganique.
    Pour éviter de reprendre du poids après, il faut que j'évite le sucre car il est le seul responsable de la création du tissu adipeux dont la constitution se fait majoritairement par du triglycérides qui est synthétisé à partir des sucres.
    Cependant, il est possible de consommer du gras, amandes, beurre, huiles, viandes sans reprendre du poids.
    Pour faire fondre le tissu adipeux, je suis actuellement au régime car le jeûne se déroule difficilement.
    De plus, les avantages du jeûne me semblent inutiles pour résoudre le problème des métaux lourds.
    En effet, le mercure organique du Tissu Adipeux (TA) est quand même métabolisé lors de la diète.
    Je trouve la suppression du tissu adipeux est préférable car la conservation de ce tissu adipeux présente plusieurs inconvénients :
      altération du rôle endocrinien du TA
      légers désagréments permanents
      accumulation croissante de toxines
      largages intempestifs
      intoxication de la peau
      symptômes chroniques directs et indirects
      installation dans un cycle chronique d'intox et de détox
    C'est un petit mauvais moment à passer, mais à relativiser à côté des méfaits de la conservation de ce tissu adipeux, et c'est fortement adouci par la diète.
    De plus, avec l'élimination de la résurgence native des ML dans la mâchoire par les bains de bouche salés, je pressens que je suis dans les derniers cycles de jeûnes, diètes, déshydratation.
    Je n'ai donc plus qu'à finaliser l'élimination de la présence diffuse de ML.
    Après déméthylation, le mercure se retrouve sous forme d'ion, il devient donc élémentaire et inaltérable.
    Aucune réaction chimique du jeûne ne peut plus le transformer, il ne reste plus qu'à le transporter vers la sortie par le jeûne sec ou la déshydratation.
    Contrairement au jeûne, avec cette diète, j'ai le volume du foie qui est préservé, cela me rassure de ne pas forcer sur la machine.
    J'obtiens ainsi le résultat escompté sans m'exposer à des complications inutiles.
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Mercure, Toxicité et Traitement : Revue de Littérature.

Messagede Sophocle » Jeu 5 Avr 2018 12:11


Article annoncé dans le post précédent.

Rappels préalables.
    Les différentes formes de mercure :
    1. Mercure inorganique, mercure sous forme d'ion associé à un élément de façon à neutraliser la charge.
      1. Hg0 : Mercure élémentaire ou métallique, vapeur
      2. Hg+ : mercure mercureux, sel de mercure mercureux : HgCl2, Cl-Hg-Cl
      3. Hg2++ : mercure mercurique, sel de mercure mercurique : Hg2Cl2, Cl-Hg-Hg-Cl
    2. Mercure organique
      • Méthyl : CH3-CH2-...-CH(Hg)-CH3
      • Éthyl, Phényl, et groupes similaires
    Définition :
      Les composés inorganiques du mercure sont formés quand le mercure (symbole Hg) se combine avec des éléments autres que le carbone, comme le chlore, le souffre ou l'oxygène.
    Exemples de sels de mercure :
      le sulfure de mercure ou sulfure de mercure II (HgS), l'oxyde de mercure ou oxyde de mercure II (HgO) et le chlorure de mercure ou chlorure de mercure II (HgCl2).
      Les sels de mercure se présentent généralement sous forme de poudres blanches ou de cristaux blancs. Le sulfure de mercure, qui est normalement rouge, constitue l'exception.


Hindawi Publishing Corporation
Journal de l'environnement et de la santé publique
Volume 2012, Numéro d'article 460508, 10 pages
doi: 10,1155 / 2012/460508
Article revue.
Titre : La toxicité du mercure, traitement:
Une revue de la littérature
Robin A. Bernhoft1, 2
1 Centre Bernhoft for Advanced Medicine, Suite 208, 11677 San Vicente Boulevard,
Los Angeles, CA 90049, USA
2 Centre de Los Angeles for Advanced Medicine, Brentwood Jardins Suite 208, 11677 San Vicente Boulevard, Los Angeles,
CA 90049, USA
Correspondance doit être adressée à Robin A. Bernhoft
A reçu le 4 Juillet 2011; Novembre 2011, Acceptation
Academic éditeur: Margaret E. Sears
Copyright © 2012 Robin A. Bernhoft. Ceci est un article en accès libre distribué sous la licence Creative Commons Attribution, qui permet l'utilisation sans restriction, la distribution et la reproduction sur tout support, à condition que le travail original est correctement cité.

Objet
    Le mercure est un métal lourd toxique largement dispersé dans la nature. La plupart des expositions humaines résultent de la consommation de poisson ou d'amalgames dentaires. Le mercure se présente sous plusieurs formes chimiques, avec une pharmacocinétique complexe. Le mercure est capable d'induire un large éventail de présentations cliniques. Le diagnostic de la toxicité du mercure peut être difficile mais peut être obtenu avec une fiabilité raisonnable. Des thérapies efficaces pour la toxicité clinique ont été décrites.

1. Introduction
    Le mercure est un métal lourd de toxicité connue, connu pour provoquer des catastrophes de santé publique dans la baie de Minamata au Japon [ 1 ] et en Irak [ 2 - 4 ]. L'impact clinique des plus petites expositions au mercure reste controversé. Il existe sous plusieurs formes: le mercure inorganique, qui comprend le mercure métallique et les sels de vapeur de mercure (Hg 0 ) et mercureux (Hg 2 ++ ) ou mercurique (Hg ++ ); et le mercure organique, qui comprend des composés dans lesquels le mercure est lié à une structure contenant des atomes de carbone (groupes méthyle, éthyle, phényle ou similaires). Le comportement biologique, la pharmacocinétique et la signification clinique des diverses formes de mercure varient selon la structure chimique. Il existe une certaine interconversion in vivo entre les différentes formes de mercure. La vapeur de mercure élémentaire inhalée, par exemple, est facilement absorbée par les membranes muqueuses et les poumons et rapidement oxydée à d'autres formes (mais pas si rapidement qu'elle empêche un dépôt considérable de mercure élémentaire dans le cerveau). Le méthylmercure est facilement absorbé par l'intestin et se dépose dans de nombreux tissus, mais il ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique aussi efficacement que le mercure élémentaire; cependant, en entrant dans le cerveau, il est progressivement déméthylé en mercure élémentaire [ 5 ]. Les sels de mercure, en revanche, ont tendance à être insolubles, relativement stables et mal absorbés.
    La toxicité humaine varie avec la forme du mercure, la dose et le taux d'exposition. L'organe cible de la vapeur de mercure inhalée est principalement le cerveau [ 5 ]. Les sels mercureux et mercuriques endommagent principalement la muqueuse intestinale et les reins [ 5 ], tandis que le méthylmercure est largement distribué dans tout l'organisme [ 5 ]. La toxicité varie en fonction du dosage: les grandes expositions aiguës à la vapeur de mercure élémentaire induisent une pneumonie sévère qui, dans les cas extrêmes, peut être fatale [ 5 ]. Une exposition chronique de faible qualité à des formes élémentaires ou autres formes de mercure induit des symptômes plus subtils et des résultats cliniques, comme discuté ci-après.
    La portée clinique de l'exposition aux diverses formes de mercure suscite de vives controverses et certains désaccords concernant les techniques d'évaluation clinique de la charge de mercure. Ce document est destiné à examiner les données publiées sur ces questions et à évaluer l'expérience clinique publiée en utilisant DMPS pour éliminer le mercure du corps humain. La plupart des auteurs cités ci-après considèrent le DMPS comme un chélateur plus puissant que le DMSA, à une exception près, citant la preuve que le DMSA est plus efficace pour éliminer le mercure organique [ 6 ]. C'est un problème compliqué. L'absorption de DMPS et de DMSA par ingestion est très variable d'un patient à l'autre; le DMPS peut être administré par voie intraveineuse, tandis que DMSA ne peut pas. Le DMPS est considérablement plus sûr que la pénicillamine ou l'anti-Lewisite britannique, comme discuté ci-après. Il est disponible pour la composition aux États-Unis et est disponible en pharmacie en Allemagne.

2. Sources d'exposition au mercure
    Selon l'Organisation mondiale de la santé [ 7 , 8 ], la plus grande partie de l'exposition humaine au mercure est causée par le dégazage du mercure provenant de l'amalgame dentaire, l'ingestion de poisson contaminé ou l'exposition professionnelle.
    Le mercure existe dans la nature principalement sous forme de mercure élémentaire ou de sulfure et se trouve dans la croûte terrestre à environ 0,5 partie par million. Les expositions atmosphériques proviennent du dégazage de la roche ou de l'activité volcanique. Les sources humaines de mercure atmosphérique comprennent le charbon [ 9 ] et l'exploitation minière (mercure et or en particulier). Le mercure élémentaire atmosphérique se dépose dans l'eau, où il est converti par des micro-organismes en mercure organique (méthyle ou éthyle), qui est ingéré par de plus petites créatures qui sont finalement consommées par des poissons plus gros. Les poissons au sommet de la chaîne alimentaire (par exemple, le thon, l'espadon ou le requin) peuvent concentrer beaucoup de mercure dans leurs tissus.
    L'exposition humaine au mercure se produit principalement [ 7 , 8 ] par inhalation de vapeurs de mercure élémentaire par exposition professionnelle ou par amalgames dentaires ou par ingestion de mercure lié à des fractions organiques (méthyle, diméthyle ou éthylmercure), principalement de fruits de mer. La plupart des expositions au mercure métallique humain proviennent du dégazage des vapeurs de mercure provenant des obturations d'amalgame, à raison de 2 à 28 microgrammes par surface de facette par jour, dont environ 80% sont absorbés, selon l'Organisation mondiale de la santé [ 7 , 8 ] et Berglund et Al. [ 10 ]. Une source moins fréquente de vapeur de mercure est le mercure déversé [ 11 ], et il existe dans la littérature un rapport sur le purpura thrombocytopénique idiopathique [ 12 ] causé par l'aspiration du mercure déversé (produisant ainsi une exposition aiguë importante à la vapeur de mercure).
    Le méthyle et le diméthylmercure (mercure organique) proviennent généralement de sources biologiques, principalement des poissons d'eau douce ou salée. Plus de trois mille lacs des États-Unis ont été fermés à la pêche en raison de la contamination par le mercure [ 5 ] et de nombreuses espèces de poissons de mer sont également contaminées par des concentrations considérables de mercure [ 13 ].

Mercure inorganique
    3. Pharmacocinétique de l'exposition au mercure
      3.1.1. Elémentaire ou Métallique (Hg 0 ) Mercure
        Environ 80% des vapeurs de mercure métallique dégagées par les amalgames sont absorbées par inhalation [ 10 , 14 , 15 ], contre environ 7 à 10% de mercure métallique ingéré [ 5 ] et environ 1% de mercure métallique par contact cutané [ 5 ]. À l'entrée du corps, la vapeur de mercure a une grande affinité pour les groupes sulfhydryle et se lie aux acides aminés contenant du soufre dans tout l'organisme. La vapeur de mercure est transportée vers le cerveau [ 16 ], dissoute dans le sérum ou adhérente aux membranes des globules rouges. Le mercure métallique passe facilement à travers la barrière hémato-encéphalique [ 17 ] et à travers le placenta, où il se loge dans le cerveau du fœtus [ 18 ]. Cependant, le mercure métallique est rapidement oxydé en mercure mercurique à l'entrée de la circulation sanguine [ 5 ], mais pas assez rapidement pour empêcher une absorption considérable par le système nerveux central alors qu'il est encore sous forme métallique.
        En plus du cerveau [ 16 , 19-26 ], le mercure métallique est également déposé dans la thyroïde [ 5 , 19 , 21 ], le sein [ 27 ], le myocarde [ 28 , 29 ], les muscles [ 5 , 21 ], les glandes surrénales [ 5 ], foie [ 5 , 30 - 32 ], reins [ 5 , 7 , 8 , 19 , 20 , 23 , 30 - 32 ], peau [ 5 , 7 , 8 ], glandes sudoripares [ 5 ], pancréas [ 5 ] , les entérocytes [ 5 , 30 ], les poumons [ 5 , 23 , 30 ], les glandes salivaires [ 5 ], les testicules et la prostate [ 5 ] et peuvent être associés à un dysfonctionnement de ces organes. Le mercure a également une affinité pour les sites de liaison à la surface des lymphocytes T et pour les groupes sulfhydryle influençant la fonction des cellules T [ 33 , 34 ]. Le mercure se dépose facilement dans le placenta et les tissus fœtaux et se trouve dans le lait maternel. [ 5 , 18 , 31 , 35 ]
        Le mercure métallique est largement excrété sous forme de mercure mercurique [ 5 ]. Les demi-vies excrétoires du mercure métallique et mercurique varient considérablement, selon l'organe de dépôt et l'état redox, avec des valeurs allant de quelques jours à plusieurs mois [ 5 ], avec certains pools (par exemple, CNS) ayant une demi-vie dépassant plusieurs années [ 5 ]. Le mercure des cheveux ne correspond pas au contenu cérébral du mercure métallique [ 5 ]. Ces complexités compliquent l'évaluation précise du fardeau corporel (voir la section 9 ci-après).

      3.1.2. Mercureux (Hg 2 ++ ) Mercure
        Le sel de mercure mercureux sous forme de Hg 2 Cl 2 (calomel) est faiblement soluble dans l'eau et mal absorbé par l'intestin, bien qu'une partie soit susceptible de subir une oxydation vers des formes plus facilement absorbables [ 36 ]. Il est douteux que le mercure mercure survit dans le corps, autrement que comme une forme de transition entre le mercure métallique et mercurique [ 5 ].
        Cependant, une certaine absorption se produit évidemment, car le calomel est parfois associé à une maladie rose, ou acrodynie.

      3.1.3. Mercurique (Hg ++ ) Mercure
        Historiquement, le chlorure mercurique (HgCl 2 ) a été utilisé comme agent de conservation et pour le développement de pellicules photographiques et a été ingéré accidentellement ou comme mesure suicidaire. C'est un composant de certaines crèmes éclaircissantes pour la peau. Seulement environ 2% du chlorure mercurique ingéré est absorbé initialement [ 37 ], bien que l'on pense que son effet corrosif sur l'intestin peut augmenter la perméabilité et, par conséquent, l'absorption, avec une exposition prolongée [ 38 ]. Les données disponibles sur la pénétration cutanée du mercure mercurique sont insuffisantes pour permettre une comparaison quantitative avec l'ingestion ou avec le mercure métallique.
        Comme le mercure métallique, le mercure mercurique dans la circulation sanguine adhère aux groupes sulfhydryle sur les érythrocytes, la métallothionéine ou le glutathion ou est suspendu dans le plasma [ 26 ]. Le mercure mercurique ne traverse pas efficacement la barrière hémato-encéphalique, mais il s'accumule en quantité dans le placenta, les tissus fœtaux et le liquide amniotique [ 35 ]. Il existe des preuves montrant le transport du mercure mercurique par un ou plusieurs transporteurs d'acides aminés [ 39 ], en particulier celui de la cystéine, qui peut expliquer l'accumulation dans le cerveau [ 5 ]. Une grande partie de la charge corporelle de mercure mercurique réside dans le tubule rénal contourné proximal [ 40 ] lié à la métallothionéine [ 41 ]. Des dépôts significatifs se produisent également de façon périportale dans le foie [ 42 ] et des quantités moindres dans les tissus épithéliaux, les plexus choroïdiens et les testicules.
        L'excrétion du mercure mercurique se fait principalement par l'urine et les selles, bien que des quantités importantes soient éliminées par la sueur, les larmes, le lait maternel et la salive [ 5 , 43 ]. Les demi-vies semblent être multiphasiques, comme avec le mercure métallique, des études chez l'homme suggérant une demi-vie efficace de 42 jours pour 80% d'une dose de traceur orale; les 20% restants ne semblaient pas avoir un taux d'excrétion mesurable [ 44 ]. Cela peut refléter la déméthylation du mercure métallique dans le cerveau et d'autres organes ou mécanismes à déterminer.

    4. Toxicité
      4.1.1. Vapeur de mercure métallique
        Le mercure sous toutes ses formes empoisonne la fonction cellulaire en altérant la structure tertiaire et quaternaire des protéines et en se liant aux groupes sulfhydryle et sélénohydryle. Par conséquent, le mercure peut potentiellement altérer la fonction de n'importe quel organe, ou n'importe quelle structure subcellulaire. Le principal organe cible de la vapeur de mercure est le cerveau, mais la fonction nerveuse périphérique, la fonction rénale, la fonction immunitaire, la fonction endocrinienne et musculaire et plusieurs types de dermatites ont été décrits [ 49 ].
        Avec une exposition aiguë massive à la vapeur de mercure, la bronchite érosive et la bronchiolite pouvant entraîner une insuffisance respiratoire peuvent s'accompagner de symptômes du SNC tels que des tremblements ou de l'éréthisme [ 50 ].
        L'exposition chronique à des doses cliniquement significatives de vapeur de mercure entraîne généralement un dysfonctionnement neurologique. Aux expositions de faible niveau, des symptômes non spécifiques tels que la faiblesse, la fatigue, l'anorexie, la perte de poids et les troubles gastro-intestinaux ont été décrits [ 51 ]. Des niveaux d'exposition plus élevés sont associés à des tremblements mercuriels: fasciculations fines des muscles ponctuées toutes les quelques minutes par des secousses grossières. L'érythème peut également être observé: comportement sévère et changements de personnalité, excitabilité émotionnelle, perte de mémoire, insomnie, dépression, fatigue et, dans les cas graves, délire et hallucination [ 10 ]. La gingivite et la salivation copieuse ont été décrites [ 5 ].
        Ces symptômes peuvent régresser avec la cessation de l'exposition, mais dans de nombreux cas, ne pas. Les symptômes neurologiques persistants sont fréquents [ 52 ].

      4.1.2. Mercure mercureux
        Calomel (Hg 2 Cl 2 ) est encore utilisé dans certaines régions du monde comme laxatif. Bien que mal absorbés, certains sont convertis en mercure mercurique, qui est absorbé, et induit une toxicité comme prévu avec le mercure mercurique.

      4.1.3. Mercure mercurique
        L'empoisonnement aigu avec des sels mercuriques (typiquement HgCl 2 ) cible généralement le tractus gastro-intestinal et les reins. Une forte précipitation des protéines entérocytaires se produit, avec des douleurs abdominales, des vomissements et une diarrhée sanglante avec une nécrose potentielle de la muqueuse intestinale. Cela peut entraîner la mort par péritonite ou par choc septique ou hypovolémique. Les patients survivants développent souvent une nécrose tubulaire rénale avec anurie [ 53 ].
        L'intoxication chronique par des sels de mercure est rare, entraînant habituellement une exposition professionnelle concomitante à la vapeur de mercure. La toxicité rénale implique une nécrose tubulaire rénale ou une glomérulonéphrite auto-immune, ou les deux [ 53 ]. Les dysfonctionnements immunitaires comprennent des réactions d'hypersensibilité à l'exposition au mercure, y compris l'asthme et la dermatite, divers types d'auto-immunité [ 54 ], la suppression des cellules tueuses naturelles [ 55 ] et la perturbation de diverses sous-populations lymphocytaires [ 5 ].
        La dysfonction cérébrale est moins évidente qu'avec d'autres formes de mercure. Un dysfonctionnement thyroïdien semble associé à une inhibition des déiodonases 5 ', avec une diminution de la T3 libre et une augmentation de la T3 inverse [ 56 ]. L'accumulation dans les testicules semble inhiber la spermatogenèse [ 57 ]. L'atrophie et les dommages capillaires ont été décrits dans le muscle de la cuisse [ 58 ].

      5. Présentation clinique
        5.1.1. Élémentaire (métallique) Mercure
          L'exposition aiguë à une grande quantité de vapeur de mercure induit une pneumonie, comme discuté précédemment. Les symptômes d'une exposition chronique de faible intensité sont plus subtils et non spécifiques: faiblesse, fatigue, anorexie, perte de poids et détresse gastro-intestinale [ 5 ], parfois appelée micromercurialisme [ 71 ]. Aux expositions plus élevées, le tremblement fin mercuriel ponctué par des secousses grossières se produit; l'éréthisme, la gingivite et la salivation excessive ont également été décrits [ 5 ], de même que la dysfonction immunitaire [ 34 ].
          Les découvertes objectives incluent des potentiels évoqués altérés et une diminution de la vitesse de conduction nerveuse périphérique [ 72 ]. Les mesures objectives de la mémoire à court terme peuvent être inversement corrélées avec le mercure urinaire chez les travailleurs chloralkali [ 73 ]. Une diminution de la vision des couleurs et de l'acuité visuelle ont également été observées [ 74 ]. Les changements dans la coordination, le tremblement, la capacité de concentration mentale, l'expression faciale et l'état émotionnel sont également décrits [ 75 ], tout comme la polyarthrite, diverses formes de dermatite et un syndrome mimant le phéochromocytome [ 76 ].
          Des résultats cliniques plus subtils chez les dentistes ont été documentés: temps de réaction retardé, mauvais contrôle moteur fin, déficits de concentration mentale, vocabulaire, changement de tâches et test One Hole, ainsi que labilité de l'humeur, tous corrélés avec l'excrétion urinaire du mercure [ 75 ] Des preuves établissent également un lien entre le mercure élémentaire et la dépression, la colère excessive et l'anxiété [ 77 ], ainsi que l'infarctus aigu du myocarde, la peroxydation lipidique et l'athérosclérose carotidienne, en Finlande [ 78 ]; l'expérience finlandaise peut éventuellement s'expliquer par une carence alimentaire en sélénium, car le sélénium inhibe la toxicité du mercure. D'autres chercheurs ont toutefois décrit des associations entre le mercure et l'hypertension, la peroxydation lipidique, la cardiopathie ischémique et l'accident vasculaire cérébral [ 79 ].

      5.1.2. Sels mercuriques
        L'ingestion de chlorure mercurique produit une précipitation importante des protéines de la muqueuse intestinale, une nécrose des muqueuses, une douleur abdominale généralisée, une diarrhée sanglante et un état de choc. Si le patient survit, une insuffisance rénale aiguë peut suivre [ 5 ].
    Mercure organique
      3. Pharmacocinétique de l'exposition au mercure
        La plupart des données disponibles sur les composés organiques du mercure se rapportent au méthylmercure, qui est une source majeure d'exposition humaine au mercure, se trouve naturellement dans le poisson et est relativement stable. L'éthylmercure se comporte de la même façon que le méthylmercure au niveau cellulaire, mais avec une demi-vie excrétoire d'environ un tiers de long [ 5 ].
        La vapeur de méthylmercure est absorbée avec une efficacité similaire (80%) à celle de la vapeur de mercure métallique [ 5 ]. L'absorption intestinale du méthylmercure par les poissons est également assez efficace, de même que l'absorption à travers la peau [ 5 ]. À son entrée dans la circulation sanguine, le méthylmercure adhère aux groupes sulfhydryle, en particulier à ceux de la cystéine. Le méthylmercure se dépose dans tout le corps, l'équilibre entre le sang et le corps se produisant environ quatre jours après l'exposition [ 45 ]. La distribution aux tissus périphériques semble se produire à travers un ou plusieurs transporteurs, en particulier le transporteur de cystéine, probablement adhérent au groupe sulfhydryle dans la cystéine [ 5 ].
        La concentration de méthylmercure est présente dans le cerveau, le foie, les reins, le placenta et le fœtus, en particulier dans le cerveau du fœtus, ainsi que dans les nerfs périphériques et la moelle osseuse [ 5 ]. Le méthylmercure déposé subit lentement une déméthylation en mercure inorganique [ 46 ] (voir note 46 ci-après).
        La demi-vie d'excrétion du méthylmercure chez l'homme est d'environ 70 jours, environ 90% d'entre eux étant excrétés dans les selles. Un certain degré de circulation entéro-hépatique se produit apparemment. Peut-être que 20% du méthylmercure est excrété dans le lait maternel, la quantité réelle variant avec la gravité de l'exposition [ 5 ]. Le mercure des cheveux reflète le méthylmercure sanguin au moment de l'incorporation, mais pas le mercure élémentaire [ 47 ], et n'est donc pas un bon indice de la charge corporelle totale [ 5 ], compte tenu de la courte demi-vie du méthylmercure dans le sang.
        Le diméthylmercure est également absorbé efficacement par la peau, et on signale la mort d'un scientifique causée par un contact minimal avec la peau [ 48 ].
      4. Toxicité
        Le méthylmercure réagit avec les groupes sulfhydryle dans tout le corps, ce qui peut interférer avec la fonction de n'importe quelle structure cellulaire ou subcellulaire. On pense que le mercure interfère avec la transcription de l'ADN et la synthèse des protéines [ 59 ], y compris la synthèse des protéines dans le cerveau en développement, avec la destruction du réticulum endoplasmique et la disparition des ribosomes [ 60 ]. Les preuves suggèrent la perturbation de nombreux éléments subcellulaires dans le système nerveux central et d'autres organes et dans les mitochondries; des effets indésirables ont également été décrits sur la synthèse de l'hème [ 61 ], l'intégrité de la membrane cellulaire dans de nombreux sites [ 5 ], la génération de radicaux libres [ 27 , 62 , 63 ], la perturbation des neurotransmetteurs et la stimulation des excitoxines [ 5 ]. de nombreuses parties du cerveau et du système nerveux périphérique [ 5 ].
        Le méthylmercure a été associé à une réduction de l'activité des cellules Natural Killer [ 64-67 ], ainsi qu'à un déséquilibre des rapports Th2: Th1 favorisant l'auto-immunité [ 34 , 68 , 69 ]. Le mercure est aussi possiblement associé à une perturbation de la réparation de l'ADN [ 5 , 27 ]. L'affinité du mercure pour les groupes sulfhydryle du complexe de phosphorylation oxydative mitochondriale [ 70 ] associée à la destruction des membranes mitochondriales peut contribuer au syndrome de fatigue chronique.
      5. Présentation clinique
        Le méthylmercure et l'éthylmercure produisent des signes et symptômes similaires. La plupart des données publiées se réfèrent au méthylmercure. Les symptômes sont davantage liés à la rétention du méthylmercure qu'à la vitesse de dépôt. Les expositions aiguës tendent à avoir une période de latence d'une ou plusieurs semaines; Une fois acquises, les doses toxiques sont éliminées lentement, voire pas du tout [ 5 ].
        L'empoisonnement prénatal massif peut induire une forme de paralysie cérébrale [ 5 ]. Des doses prénatales moindres ont été associées à des retards neurodéveloppementaux et à des déficits cognitifs [ 80-82 ].
        Les expositions postnatales engendrent une gamme de symptômes allant des paresthésies, avec des expositions moindres, à l'ataxie, visuelles, auditives et extrapyramidales avec des expositions modérées et des crises cloniques dans des expositions plus sévères, comme à Minamata [ 1 ] et en Irak [ 2 - 4 ].
        Les observations physiques objectives sont similaires à celles observées avec l'exposition élémentaire au mercure.

6. Évaluation en laboratoire de l'exposition au mercure
    Compte tenu du large éventail de demi-vies excrétoires des divers bassins de mercure, la discussion sur l'évaluation en laboratoire combinera les différentes formes en une seule discussion. Il est important de rappeler que les concentrations de mercure dans le sang, les cheveux et les urines reflètent une exposition récente et ne sont pas corrélées à la charge corporelle totale [ 83-86 ]. Les niveaux de sang et d'urine se corrèlent assez bien les uns aux autres, mais pas à la charge corporelle totale [ 87 ]. La demi-vie de tous les pools de mercure dans le sang étant estimée entre trois et cinq jours [ 88 ], au cours de laquelle des excrétions ou des dépôts se produisent dans les organes solides, des méthodes plus précises ont été nécessaires.
    Cela dit, l'indice d'exposition biologique (BEI) fédéral américain est actuellement fixé à 50 mcg / L d'urine. Mis à part les problèmes évidents associés au fait de fonder un indice de surveillance sur une mesure qui ne reflète que l'exposition actuelle ou récente, plusieurs études cliniques montrent des symptômes objectifs bien inférieurs à 50 mcg / L la fin de la plage de référence pour l'excrétion urinaire du mercure [ 75 , 89 - 94 ], rendant ainsi le BEI fédéral américain inutile à des fins cliniques ou expérimentales. Des critiques similaires ont été faites à propos de la dose de référence de l'EPA pour le méthylmercure [ 95 ]. Comme l'a résumé Kazantzis, «il n'a pas été possible de fixer un niveau de mercure dans le sang ou l'urine au-dessous duquel les symptômes liés au mercure ne se produiront pas» [ 96 ].
    En raison de ces difficultés, une provocation avec un chélateur a été proposée comme fournissant une estimation plus fiable de la charge corporelle, et un certain nombre d'investigateurs ont trouvé que le DMPS (2,3 Dimercapto-1-Propanesulfonate) fournissait une estimation fiable de la charge corporelle , plus sûr que l'anti-Lewisite britannique et plus puissant que le DMSA [ 75 , 97-101 ].

7. DMPS: Sécurité
    DMPS est un analogue de l'anti-Lewisite britannique (BAL) avec une forte affinité pour le mercure. En raison de sa sécurité supérieure, il a été largement utilisé en Allemagne au cours des cinquante dernières années et est disponible en vente libre dans ce pays. Des protocoles déterminant la pharmacocinétique du DMPS et évaluant son utilisation à des fins diagnostiques ont été publiés en Allemagne [ 101 ], en Suède [ 102 , 103 ], en Nouvelle-Zélande [ 100 ] et au Mexique [ 104 ] et aux États-Unis [ 105 - 109 ] .
    Maiorino et al. [ 106 ] ont donné à ses volontaires 300 mg de DMPS par voie orale; plus de 90% du DMPS absorbé a été converti rapidement en formes disulfure. L'absorption publiée de DMPS ingérée varie de 39% [ 107 ] à 60% [ 110 ]. La demi-vie d'excrétion du DMPS non modifié était de 4,4 ± 1,1 heure. La demi-vie d'excrétion des formes disulfures de DMPS était de 9,9 ± 1,6 heures.
    Les volontaires de Hurlbut et al. [ 107 ] ont reçu une dose inhabituellement élevée de DMPS (3 mg / kg par voie intraveineuse sur 5 minutes). Deux sujets ont présenté une chute transitoire de la pression sanguine systolique de 20 mmHg pendant la perfusion, sans autre modification des signes vitaux. La demi-vie excrétoire du DMPS non modifié variait de 1,3 à 4,0 heures. La demi-vie du DMPS modifié était de 19,8 à 37,5 heures.
    Dans chacune des études citées, la production de mercure à la suite d'une provocation avec DMPS était significativement corrélée avec le nombre d'amalgames et / ou l'exposition professionnelle ou alimentaire. Il n'y avait pas de complications significatives dans aucun des essais. Par conséquent, tous les investigateurs sauf un [ 111 ] ont conclu que la production d'urine provoquée par DMPS représentait une estimation juste de la charge corporelle.

8. DMPS: Efficacité
    Chacun des essais cités dans la section précédente et d'autres [ 112 ] ont montré des augmentations statistiquement significatives de la production urinaire de mercure avec l'administration de DMPS. Avec un traitement prolongé, des signes de diminution de la charge corporelle ont été déduits [ 113 ].
    Plusieurs essais cliniques contrôlés appuient cette conclusion. Le plus important a été entrepris aux Philippines dans une zone d'extraction d'or [ 114 ]. Les travailleurs des mines d'or qui ont été exposés de façon continue au mercure élémentaire ont été comparés aux personnes vivant en aval qui mangeaient du poisson contenant beaucoup de méthylmercure et aux contrôles sans exposition significative au mercure. Les échantillons provenant des deux zones exposées ont été choisis avec des concentrations élevées de mercure dans le sang, l'urine et les cheveux, et des symptômes appropriés (tremblement, insomnie, perte de mémoire, etc.) [ 115 ]; les contrôles avaient des niveaux normaux et étaient asymptomatiques.
    Cent six candidats ont complété l'essai de quatorze jours avec DMPS oral 400 mg par jour. La seule complication était une éruption allergique chez un patient, qui a été exclu de l'essai. Le mercure dans le sang n'a pas diminué au cours de l'essai, malgré une augmentation de 85 fois du mercure urinaire.
    Malgré la courte durée (quatorze jours) de l'essai, des améliorations significatives ont été observées dans les mesures objectives telles que l'hypomimie, le test de Romberg, les tests de tremblement et d'ataxie, le tapotement au crayon et la perception visuelle de Frostig. La plupart des patients ont rapporté une amélioration subjective de la mémoire, de l'insomnie, du goût métallique, de la fatigue, de l'anxiété et des paresthésies. L'efficacité du traitement était similaire dans le groupe du mercure métallique (mineurs) et dans le groupe méthylmercure (mangeurs de poissons en aval). Des résultats similaires ont été présentés dans une étude parallèle de Drasch et al. [ 115 ].
    Un rapport universitaire américain sur le traitement des expositions professionnelles à la vapeur de mercure [ 116 ] a montré un soulagement des contractions musculaires, des arthralgies, des paresthésies, des sueurs nocturnes, une perte de poids et une salivation excessive après deux semaines de DMPS orale. 100 mg QID pour six semaines supplémentaires. La réduction des symptômes correspondait étroitement à la production de mercure dans l'urine, qui diminuait avec le temps.

9. Discussion
    La toxicité du mercure n'est pas souvent incluse dans le diagnostic différentiel des plaintes subjectives communes telles que la fatigue, l'anxiété, la dépression, les paresthésies bizarres, la perte de poids, la perte de mémoire et la difficulté à se concentrer. les enquêteurs cités précédemment. Compte tenu de la capacité des diverses formes de mercure à se déposer dans la plupart des parties du corps humain, l'éventail des symptômes potentiellement causés par le mercure est assez important.
    Les études animales reliant la toxicité du mercure aux maladies neurodégénératives [ 117 , 118 ] soulèvent des préoccupations cliniques, tout comme une série d'associations entre le mercure et les maladies neurodégénératives chez l'homme [ 119 - 123 ].
    L'exposition au mercure n'est pas négligeable selon l'OMS, comme indiqué précédemment, et les rapports de la NHANES suggèrent une exposition généralisée aux Etats-Unis, en particulier chez les femmes [ 124 , 125 ].
    Le diagnostic de la surcharge en mercure est difficile. Les modalités couramment utilisées (taux de sang, d'urine et / ou de cheveux) ne sont pas en corrélation avec la charge corporelle totale et offrent peu d'informations utiles sur le plan diagnostique. La provocation avec DMPS semble offrir une évaluation plus précise de la charge corporelle.
    Puisque la provocation est sûre et peu coûteuse, les indications de provocation doivent reposer sur des raisons cliniques: le patient présente-t-il des symptômes multiples et vagues similaires à ceux décrits dans la littérature sur le mercure, sans autre explication plausible et potentiellement réversible? Y a-t-il des antécédents significatifs d'exposition au mercure: plombages multiples à l'amalgame, consommation élevée de fruits de mer et antécédents de vaccinations multiples contenant du thimérosal ou expositions professionnelles importantes? Y a-t-il des antécédents familiaux de maladie d'Alzheimer, de maladie de Parkinson ou d'autres maladies avec des liens supposés avec l'exposition au mercure? Y a-t-il des antécédents de polymorphismes connus de la glutathion-transférase (GST), qui diminuent la capacité du corps à éliminer les métaux lourds comme le mercure?
    Si oui, alors une provocation avec un chélateur peut être indiquée. Il existe des protocoles publiés [ 126-130 ] qui nécessitent une provocation avec DMPS avec ou sans EDTA, en séquence. Ceux-ci sont conçus pour la sécurité, et pour la largeur diagnostique. Le DMPS a une bien meilleure affinité pour le mercure que l'EDTA, mais l'EDTA est plus efficace pour éliminer le plomb, le cadmium, le nickel et d'autres métaux toxiques. Provocation avec les deux donne une image plus complète de la charge métallique globale. Les patients présentant des anomalies de l'enzyme GST peuvent également recevoir du glutathion pour accélérer l'excrétion du métal chélaté. Pour des raisons inconnues, les patients présentant un polymorphisme de la GST ont tendance à excréter le mercure plus tard au cours du traitement que les autres métaux lourds [ 131 ]; cela peut parfois produire des faux négatifs précoces pour le mercure, en raison de l'excrétion préférentielle du plomb et d'autres métaux. Tous les protocoles de chélation efficaces exigent le remplacement des minéraux bénéfiques, qui sont également éliminés par l'EDTA et le DMPS.
    Il n'existe actuellement aucun critère consensuel pour le diagnostic de la surcharge en mercure, ni pour la surcharge d'autres métaux toxiques. Les cliniciens qui se spécialisent dans ce domaine considèrent généralement qu'une production de métaux urinaires provoquée supérieure à 2 écarts-types au-dessus de la plage de référence NHANES est un résultat positif.
    Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier la relation entre les résultats urinaires provoqués et la maladie clinique et pour documenter les résultats cliniques.
Notes, voir document original en pièce attachée.




Note 46, traduction en ligne.
Dégradation du mercure méthylique et éthylique en mercure inorganique par d'autres espèces réactives de l'oxygène en plus du radical hydroxyle.
Suda I 1 , Takahashi H.
Département de pharmacologie, Kumamoto University Medical School, Japon.
Abstrait
La dégradation du méthylmercure (MeHg) et de l'éthyle Hg (EtHg) avec des oxygènes réactifs a été étudiée in vitro en utilisant des systèmes de peroxydase-peroxyde d'hydrogène (H2O2) et de rose Bengale-ultraviolet A. À cette fin, la méthode de détermination directe pour Hg inorganique a été employée. Les deux systèmes pourraient effectivement dégrader l'EtHg et le MeHg dans une certaine mesure. La dégradation du MeHg et de l'EtHg avec le système myéloperoxydase (MPO) -H2O2-chlorure a été inhibée par les inhibiteurs de la MPO (cyanure et azide), la catalase, les piégeurs d'acide hypochloreux (glycine, alanine, sérine et taurine), le 1,4-diazabicyclo [2,2,2] octane et 2,5-diméthylfurane, mais pas par les piégeurs de radicaux hydroxyle (éthanol et mannitol). L'iodure était plus efficace que le chlorure en tant que composant halogénure. La lactoperoxydase (LPO) pourrait remplacer le MPO dans l'iodure, mais pas le système de chlorure. Avec les systèmes MPO-H2O2-chlorure, MPO-H2O2-iodure et LPO-H2O2-iodure, nous avons observé une dégradation accrue de EtHg dans le milieu oxyde de deutérium (D2O) mieux que dans le milieu H2O. L'effet D2O sur la dégradation de MeHg était extrêmement faible. Ces résultats suggèrent que HOCl (ou HOI) pourrait aussi être capable de dégrader le MeHg et l'EtHg, en plus du radical hydroxyle déjà rapporté par nous. L'oxygène singulet pourrait dégrader l'EtHg mais pas le MeHg.



Source : "Mercury Toxicity and Treatment: A Review of the Literature"
Fichiers joints
JEPH2012-460508.pdf
Copie originale du lien, en anglais.
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Le cycle méthyl-ML dans celui des lipides.

Messagede Sophocle » Jeu 5 Avr 2018 12:21


Je me suis demandé pourquoi les ML organiques sont transformés en ML inorganiques.
La réponse semble assez simple, cela vient du métabolisme naturel des lipides.
Pour créer de la chaleur, les longues chaines organiques CH3-CH2...-CH2-CH3 de la queue des lipides sont tout simplement débitées en tout petits morceaux.
Donc, quand un méthyl-Ml est métabolisé, les liaisons sont cassées, les atomes sont libérés, les ML sont donc détachés du carbone, ils deviennent donc des ions inorganiques.
Mais pour que les Méthyl-Ml soient métabolisés, il me semble qu'il faut encore que la cellule ne puisse pas faire autrement que les accepter.
Or, en cas d'abondance de lipides, les lipides sains devraient être préférés par la cellule, et les méthyl-ML devraient être délaissés.
Comme l'approvisionnement en lipides se fait prioritairement par les aliments du tube digestif,
il y a donc la possibilité de choisir les bons lipides par la cellule pendant des mois tant que le sujet mange.
Il me semble que, en cas d'alimentation continue, les méthyl-ML finissent plutôt leur course dans le Tissu Adipeux (TA ) et s'y accumulent.
Or, il faut que les nutriments du tube digestif soient taris pour que le corps commence à piocher dans le TA.
Le TA n'est consommé que dans certaines circonstances, stress, exercices, diète.
Il faudrait déterminer comment ces toxines entrent dans le TA.
Est-ce au moment de la formation de la gouttelette lipidique à partir du glucose sanguin ?
    (Il est intéressant de noter que le TA se génère à partir du glucose et non à partir des lipides.
    Comme je veux que le TA ne se recompose pas après sa résorption totale, je sais désormais ainsi quels aliments éviter et ne pas éviter.)
Ou, est-ce que le TA se comporte-t-il comme un ultime solvant auquel adhère toute sorte de lipide délaissé par les cellules aqueuses ?
Ou les 2 ?, pour l'instant, mon expérience m'indique pour le moins que les déshydratations recontaminent le TA.
Quoi qu'il en soit, le TA est intoxiqué et il semble qu'il n'y ait pas d'autres moyens que de le métaboliser pour le désintoxiquer.
C'est un petit mauvais moment à passer.
(D'ailleurs, je me demande si la boulimie ne vient pas du réflexe d'éviter les symptômes quand le corps métabolise le TA.)
Dans mon cas, une grande fatigue apparait après 3 jours de jeûne, mais heureusement elle ne persiste pas dès que le jeûne est rompu.
De jeûnes de trois jours en jeûne de trois jours, j'arrive peu-à-peu à éliminer tout le TA.
Entre deux jeûnes, je fais une diète pour ne pas reprendre du poids.
La majorité de la fatigue se dissipe après quelques jours de diète.
Il y a donc un écoulement des toxines mobilisées post-jeûne.
Je dirai que ces toxines ne sont pas des ML car les désordres ne semblent pas durables.
Ces toxines sont peut-être des déchets en sous-produits indirects liés à la présence de ML.
Tant que des sources de ML demeurent dans le corps, il ne faudrait pas reconstruire le TA, sinon il va se ré-intoxiquer à nouveau.
Dans le cadre strict de la détox, le jeûne suivi d'une reprise du poids de départ est donc un peu vain.
Pour reprendre un jour du poids, il faudrait éliminer toutes les sources, les sources extérieures, les ML diffus dans le corps et les éventuels lieux de concentration (mâchoire).
    (D'ailleurs avec les bains de bouche au sel, je me demande s'il ne devient pas non urgent de se faire retirer les amalgames.
    De plus, le retrait des amalgames ne m'a pas empêché de tomber très malade quelques années après.
    Un retrait des amalgames ne protège donc pas d'une sévère intoxication ultérieure.
    Il faut donc bien cibler la priorité, dans mon cas, c'était la contamination de la mâchoire et non l'amalgame.
    De plus, le bain de bouche au sel répété multi-annuellement pourrait peut-être dispenser de se retirer les amalgames à terme.)
Tant qu'il demeure des ML, il me semble préférable de définitivement éliminer le TA pour pouvoir me concentrer sur les ML inorganiques.
Je pourrai prochainement donc recommencer une série de déshydratations en espérant qu'il n'y ait plus d'écueils.
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BIOCHIMIE.zip
Série de cours universitaires sur la biochimie, pour info.
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Lipidegrad.pdf
Cours universitaire sur la dégradation des lipides. Pour info.
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La cure Molière.

Messagede Sophocle » Dim 8 Avr 2018 12:28

Je crois que j'ai fait le tour des ML et que j'ai fini mes recherches.
Je n'ai plus qu'à appliquer ces méthodes.
Il y aura surement à amender des choses par-ci & par-là.
Il y a aussi, sans doute, de nombreuses imprécisions et petites erreurs qui fourmillent dans mes errements.

Or, ce qui n'a pas de nom n'existe pas.
Je vais donc donner un nom à mes recherches.
Je n'ai pas beaucoup hésité, j'ai choisi "La cure Molière".
Avec Molière, ce qui est bien, c'est qu'on peut savoir ce que les spectateurs veulent entendre en public.
Ce que montre la longévité de son œuvre, c'est que les médecins n'ont pas fait le nécessaire pour se départir du ridicule de leur vacuité au travers des siècles.
Comme beaucoup de personnes, j'ai dû me guérir par moi-même contre un discours de la médecine qui cherche maladroitement à cacher son impuissance.
Les personnes qui font toute confiance en la médecine ne connaissent donc pas leurs classiques et se font rouler dans la farine par les médecins.
Il faut donc rendre à Molière son insistance à sensibiliser les spectateurs à ne pas faire des médecins des interlocuteurs trop sérieux (voir La médecine selon Molière).
Il faut certes les consulter mais il ne faut pas leur faire ressentir ce à quoi ils prétendent, c'est-à-dire à faire croire qu'ils maîtrisent la santé.
Si je les avais écoutés, je ne sais où je serai aujourd'hui.
    (D'ailleurs, quand j'entends des juges condamner une personne à une obligation de soin, cela me fait doucement rire.
    Au vu des témoignages sur les résultats du jeûne notamment sec, je trouve qu'il y a là une piste sérieuse de solution pour obtenir une véritable sérénité durable.)

Avec toutes ces recherches, je sais maintenant que je parviendrai à une guérison prochaine et totale.
Mais au-delà de la santé, le théâtre de Molière est bien une grande médecine générale de la pensée que je n'aurai pas soupçonné si je n'étais pas tombé malade...[img]smile/beret.gif[/img] [img]smile/beret.gif[/img] [img]smile/beret.gif[/img]
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Ayurvéda, Pancha Karma, élimination des toxines liposolubles

Messagede Sophocle » Dim 22 Avr 2018 10:16

J'ai trouvé une méthode alternative pour traiter les toxines lipidiques (organiques).
C'est une thérapie ayurvédique, la Pancha Karma, qui met en synergie des techniques que j'expérimente de façon désordonnée par petits bouts depuis des mois.
Cette technique associe le ghee (beurre clarifié), herbes, purges, massage à l'huile, sudation,....
Là, le raffinement de cette synergie est poussé à son comble, je n'aurai jamais pu élaborer une telle synergie par mes petites expériences.
Le ghee est sans risque pour les intolérants à la caséine et au lactose, il est justement clarifié.
Cette technique ordonnance tout un cycle complet de mobilisation et d'élimination des toxines organiques.
Comme j'ai déjà exploré quelques-unes des étapes de cette technique par la théorie et la pratique, je me sens à l'aise pour saisir toute la pertinence de la synergie.
Sans mes explorations préalables, je me serais senti totalement dépassé par la complexité de cette technique, je l'aurai délaissée par un profond sentiment de dépit.
Grâce à la synergie de cette technique, j'ai l'impression d'avoir enfin une supervision sur toutes les étapes transitoires, décollement, solvatation, transferts, métabolisation.

    Je ne saurais pas décortiquer les enchainements spécifiques, mais je place ici un extrait de la page sur la solvatation (voir post plus haut) :
    Dans cet exemple, l'hexane (en vert, 6C) illustre le comportement du ghee (4C) et de la graisse (en rouge)

    Les secrets de la solvatation a écrit:Pourquoi l'hexane est-il capable de dissoudre des molécules de graisse ?
    Graisse :
    Image
    Hexane :
    Image
    La graisse : le soluté et le solvant ici l'hexane.
    Parce que les deux types de molécules présentent une " carapace " électronique de même nature apolaire.
    Image
Le ghee est une chaine carbonée courte (4 carbones), elle semble passe-partout et métabolisée en priorité, c'est peut-être de là que parviennent ses vertus.
Surtout, contrairement à tout autre produit, le ghee devrait entrer aisément dans les cellules profondes.
Il va s'associer à tout ce qui est lipidique dans la cellule.
Puis, il faut ensuite métaboliser en haussant la température du corps et enfin éliminer par la sudation.
Selon la théorie, il pourrait y avoir des points de convergence du solvant et du transport des toxines vers un organe, l'estomac, colon, ... dont le traitement nécessite une purge.
Pour ma part, avec toute la naturopathie que je pratique, je n'ai plus de problèmes aigus, mais j'ai toujours des problèmes diffus et intenses.
Surtout, l'application n'est pas beaucoup plus complexe que mes traitements actuels, il suffit d'ajouter du ghee, et des massages à l'huile avant de faire un sauna.
Je vais donc d’abord faire une cure intensive pour voir comment ça se passe.
Mon principal problème est plutôt de mettre en place la synergie de façon à pouvoir la répéter régulièrement et éviter les purges.

Cette thérapie se passe certes de la mobilisation des toxines par la déshydration ou le jeûne.
Mais elle établit un processus complémentaire de mobilisation et d'élimination de la toxine lipidique qui me semble opportun pendant/après une mobilisation par le jeûne ou par la déshydratation.
Il y a quelques semaines, je me plaignais de sueurs sèches pendant la déshydratation, et depuis récemment, je me plains de difficultés pendant le jeûne.
Avec cette technique, j'aurai peut-être une solution.
Je dirai, qu'au vu du traitement (beurre en interne, huile en externe), les toxines traitées sont essentiellement liposolubles (cad organiques, chaînes méthyl, -CH2-CH2-).
Cette technique semble permettre d'aller rechercher les lipides dans les moindres recoins en dehors du TA.
Je compte aussi sur cette technique pour compléter l'écoulement les toxines intermédiaires qui sont libérées pendant un jeûne ou une déshydratation.
Cette technique a l'air d'être le pendant organique de l'osmose (qui traite majoritairement l'inorganique).
Cependant, la sudation va aussi un peu s'occuper de l'inorganique.
C'est ce que je recherchais depuis que je m'intéressais à la cellule adipeuse.
D'ailleurs, Ayurvéda veut dire "science de la vie longue", autrement dit "médecine de la longévité", cad qu'elle traite les accumulations décennales des toxines.
Cette science a donc été élaborée pour les problèmes d'intoxications chroniques inhérents au métabolisme.
Elle est donc éventuellement pertinente pour une intox aux ML.
Avec cette technique, je me demande si l'on ne réduirait pas, massivement et de façon préventive, les problèmes de sénilité dans notre beau pays.
De plus, cette thérapie semble confirmer que les cellules sélectionnent les chaînes carbonées qui lui sont présentées et qu'elles remisent les toxines organiques dans un coin du cytoplasme.
De décennies en décennies, les toxines organiques s'accumulent dans la cellule car la priorité est toujours donnée à la chaîne organique saine.
Il faudra donc drainer ces toxines jusqu'à l'extérieur ou forcer par le jeûne la cellule à en métaboliser une certaine quantité.

    J'ai tiré les informations suivantes des documents en annexes (voir liens plus bas).
    Le traitement semble complété par des extensions pour des patients en urgence qui ne pratiquent pas la naturopathie.
    Les extensions sont à appliquer selon les cas particulier des patients.
    Il semble qu'il y ait quelques attendus, par exemple, le purgatif gastrique est approprié pour les pays chauds et humides,
    et les purgatif du colon est plutôt approprié pour les pays froids et sec.
    Il y a d'autres purgatif pour d'autres zones, nez, local, sang, ... selon les besoins
    Je fais donc un post extrêmement simplifié pour décortiquer le noyau essentiel du principe actif, mais le traitement exhaustif et les applications détaillées sont disponibles sur internet.
    Dans le film « Inde, la medecine ayurvedique » , un patient, nommé Vigeh, présente de nombreux troubles suite à une trop grande consommation de sucreries, diabète, mémoire, vision, digestion, articulation, ...
    Ses problèmes sont multi-factoriels, il a donc droit à une détox générale.
    Cela est exactement le spectre d'intervention que je recherchais.

    L'action principale de ce traitement est une série de massages à l'huile chaude suivis de séances de sudation (caisson à 50°).
    mais auparavant, le patient doit prendre du ghee :hic: pendant quelques jours avant les massages et la sudation.
    Ensuite, selon les ictus particuliers de chacun et si nécessaire, il faudrait expulser les toxines par la purgation de la voie appropriée.
    Et enfin, le patient fait l'objet de massages à l'udvartana (poudre de pois chiche + plantes) pour une perte de graisse.
      Au cours d'une cure bien compacte, le massage et la sudation semblent répétés une fois par jour pendant plusieurs jours.
      Mais, il me semble que le ghee, l'auto-massage et les sudations peuvent se pratiquer épisodiquement chez soi sans trop de complexité.
      Il y a aussi des purges, mais comme mon système digestif est au top, donc je zappe aussi cette étape.
      Je me contenterai donc du ghee, des massages et des sudations.
      Je remplacerai la majorité des saunas par des marches, des bains, car un bain chaud fait bien transpirer, les bains seront également salés.
      Il y a des huiles selon les tempéraments, coco, olive, sésame.
    Selon les intervenants,
      le ghee va se coller aux toxines et les mettre en suspension,
      et l'huile permettrait au ghee de se diffuser dans tout le corps.
      Puis, le sauna permettrait de métaboliser (découper les chaines carbonnées en atomes séparés) par la rehausse de la température.
      Et enfin d’eliminer par la sudation.

Annexes


RETOUR D'EXPÉRIENCE
      Édit 1, notes sur la prise de ghee
      ça fait deux jours que je prends du ghee, 200ml/jour, c'est dégueu.
      Après chaque prise, j'ai un petit moment de mal-être général ou au niveau de l'estomac (ça ne ressemble pas à un herx).
      Mais le mal passe après 4-6 heures.
      Je vais donc répartir la prise du ghee en de multiple fois de façon à réduire la dose prise individuellement.
      Selon les intervenants, il faut quand-même en prendre suffisamment de façon à saturer le corps.
      Je confirme que j'en suis saturé car je ne peux même plus le voir, j'en ai mal au bide rien qu'à passer à côté de la bouteille (vraiment).

    Édit2, notes sur la sudation
    Au cours du sauna, auparavant duquel j'avais fait un massage à l'huile, j'ai deux ou trois fois plus transpiré que d'habitude.
    Cela semblait être sous-entendu par un intervenant du film « Inde, la medecine ayurvedique »  car il précisait que l'huile allait ouvrir les pores.
    J'ai également hyper bien dormi la nuit suivante.
    Il y a aussi une bonne transpiration pendant le bain.
    Il faut encore vérifier que le ghee ne soit pas un co-facteur de la haute-transpiration.
    La majorité de la transpiration sort par la tête et le dos, je veille donc à bien huiler le cuir chevelu, le visage et la colonne vertébrale.
    C'est vrai qu'on sent le corps travailler pendant cette cure, il y a une (bonne) fatigue qui s'installe en douceur.
    Je confirme qu'il vaut mieux éviter les toxines, café, alcool... et il ne faut pas être malade (angine, rhume,...) car la cure pompe pas mal d'énergie.
    Je ressens déjà quelques légères améliorations dans tout le corps, comme une sérénité.
    Pour le cerveau, il est trop tôt pour en espérer, ce n'est que la 3ème séance de sudation que je fais.
    L'avantage de la sudation sur la déshydratation, c'est que l'élimination a lieu avant la mobilisation, les toxines ne s'accumulent donc pas.
    De plus, la sudation va procéder à la métabolisation des méthyl-ML en ions, et elle va ensuite éliminer les ions par le rejet de l'eau.
    Les avantages de la sudations sur la déshydratation sont très intéressants.
    La déshydratation ne présente pas certes ces avantages, mais cependant, la déshydration me semble bien plus puissante sur la détox en profondeur du cerveau.
    La déshydratation est donc préférable ou envisageable quand il y a urgence au niveau du cerveau pour quitter la zone d'inconfort.
    Cependant, il risque d'y avoir des effets secondaires dans les tissus ordinaires.
    Mais il est ensuite possible de prendre le relai par des sudations régulières.
    D'ailleurs, la sudation va peut-être régulariser le problème de recontamination des tissus ordinaires par la déshydratation du snc.
    Il faudrait peut-être mieux combiner la déshydratation et la sudation pour brasser un spectre large de désintoxication.


      Édit 3, histoire de la sudation
      À la suite de toutes mes recherches, je trouve que la théorie et la pratique de cette cure Panchakarma est simple, complète, élégante, éloquente, et séduisante. [img]smile/tracker.gif[/img]
      Elle me plaît beaucoup car elle répond à toute une famille de cheminements d'interrogations que je me posais à propos du cycle des toxines.
      Sans oublier que l'antiquité a été bâtie avec les thermes romains dans lesquels les bains chauds y étaient systématiques.
      C'est une bien drôle conclusion à mon topic que voilà, j'ai fait toutes ces expériences pour redécouvrir ce qui existait déjà et qui a contribué à l' éclosion de l'éclatante civilisation romaine.
      Dans la modernité, on a donc un peu oublié les vertus de la sudation intensive et chronique.
      On est peut-être tout simplement redevenus des barbares.

    Édit 4, effet du ghee
    Je confirme que la prise de ghee change le déroulement de la sudation.
    Cela se ressent à la sortie de la sudation, où le l'intérieur du corps est chaud.
    Et c'est particulièrement marqué à la douche après le bain.
    Pour une fois, l'eau tiède-froide fait beaucoup de bien et fait bien contraster la surface froide de la peau à l'intérieur chaud du corps.
    Ce constraste ne se ressent pas en l'absence de ghee, massage à l'huile ou pas.


      Edit5, achèvement de la cure
      Quelques jours après la fin de cette cure, je me suis senti un peu patraque au niveau de l'estomac et du foie.
      Il me semble que ça vient de la mobilisation du ghee par rapport à l'élimination.
      J’ai traité ça partiellement par des marches hydratées pendant la semaine, ça a écoulé le surplus de mobilisation ou renvoyer les toxines dans leurs pénates.
      J'ai aussi eu le nez qui a bien coulé pendant 2 jours.
      Parfois, ça coulait comme un petit filet d'eau continu.
      Le système digestif a également un peu ralenti pendant la prise du ghee, mais ça s'est rétabli.
      Il faut aussi dire que la mono-diète de Kitchadi (épices, riz & lentilles) à tous les repas pendant 1 semaine, ça aide pas non plus.
      Grosso modo, toutes les voies ont été sollicitées et elles se sont purgées par elles-mêmes - j'ai eu de la chance parce que j'ai pris du ghee en bonne quantité.
      Mais, comme je suis rompu à toutes les surprises, je ne me suis donc pas trop inquiété.
      Cependant, dans l'ensemble, je me sens mieux d'un bloc.
      Ça a été vraiment bénéfique.
      D'ailleurs, une semaine après la fin de cette cure intensive, j'ai 50% de la langue qui a retrouvé un éclat rose.
      Auparavant, j'avais une éternelle pellicule blanche qui tartinait le dessus de la langue depuis des années et qu'aucun traitement, jusque là, n'avait parvenu à résorber, même partiellement.
      Là, j'ai une preuve significative d'efficacité de cette cure.
      Mais je ne m'attendais pas à un tel résultat car je pensais que mon problème se cantonnait aux toxines inorganiques.
      Comme quoi, en dépit des intuitions, il faut quand-même essayer des thérapies qui, à priori, ne semblent pas trop appropriées.
      Par contre, ce résultat disculpe, du moins partiellement, la source exclusive d'intoxication par les amalgames.
      Il y a ici une énigme sur la source de l'intoxication organique.
      C'est pt tout simplement l'accumulation liée à l'âge qui s'ajoute aux ML des amalgames.
      Pour l'instant, je mets cette question de côté ; l'important, c'est que la détox ait lieue.
      Mais il demeure encore un peu de muguet dans le fond dans la langue.
      Pour la prochaine cure intensive, je tenterais entre 50 à et 100g de ghee /jour pour abaisser la turbulence.
      J'avais trouvé des témoignages à dosages de 10 ou 20g, ça m'avait semblé en très faible quantité de prime abord, mais finalement, ça ne l'est pas forcément.
      C'est un dosage qui peut être pris de façon régulière pendant les périodes de sudations quotidiennes.
      J'ai également fait les gommages à la farine de pois chiche car je me plaignais de problèmes de peau (picotements) pendant les déshydratations.
      Je fais d'abord un petit massage avec à l'huile d'amande puis j'applique le mélange en poudre (pois chiche, cannelle, curcuma, gingembre).
      Un grosse majorité de la poudre passe dans la peau, c'est impressionnant.
      Pour l'instant, je n'ai pas de résultat direct.
      Ça viendra peut-être à la prochaine déshydratation.
      Il faut dire aussi que je ne m'y connais pas trop encore en massages, poudres, huiles,... pour moi, c'est n'est que le début pour ces techniques.
      Si les déshydratations pouvaient se réaliser tout en résorbant les effets secondaires, ce serait gagné !
      Je fais aussi des massages au ghee avant d'aller transpirer par des marches hydratées ou avant la sudation par le sauna/bain.


    Édit 6, mise en place de la répétition quotidienne.
    Je prends un peu de ghee la veille au couché, et j'évite au lever pour ne pas cumuler avec la sudation.
    J'ai donc introduit le ghee dans ma cuisine au quotidien.
    De plus, c'est plein du précieux acide butyrique.
    Je prends le bain le matin après un massage à l'huile (50% coco, 50% sésame) sans boire depuis la veille au soir.
    Ainsi, le surplus d'eau dans le corps est éliminé pendant toute la nuit avant la séance de sudation.
    Avec le massage à l'huile, le bain n'a pas besoin d'être très chaud pour transpirer abondamment.
    Je mets un peu de sel dans le bain, 30g/l, comme la mer, pour que l'eau ne rentre pas dans la peau.
    Mais en théorie, 10g/l seraient suffisants.
    La durée du bain est de 25 min.
    La transpiration apparait après 10 min.
    J'attends jusqu'à midi avant de reboire.
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Progrès du système sympathique

Messagede Sophocle » Dim 6 Mai 2018 11:22


Il y a quelques jours, j'ai été surpris par moi-même car j'ai eu une action en réactivité.
Cela ne m'était pas arrivé depuis quinze ans.
Ça s'est passé dans la rue, au détour d'un angle de rue, j'ai vu un landau dévaler le trottoir en pente.
Un peu comme la scène de l'escalier dans le cuirassé de Potemkine ou dans les Incorruptibles sauf que là, la pente était très légère.
Mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai bondi, et j’ai intercepté le landau sans heurt et à temps avant qu'il n'aille s'encastrer en douceur dans un platane.
Quand mon sang n'a fait qu'un tour, ça a été comme un flash dans tous les vaisseaux sanguins.
En un quart de seconde, les artères des jambes et des bras se sont contractées simultanément.
Un peu comme Astérix quand il prend sa potion magique.
Ça m'a fait bizarre, oh là là.
Cela m'a frappé, étonné.
C'est le retour inattendu depuis longtemps d’une première émotion débordante qui me poussait à agir.
Une telle action demande de prendre conscience de l'urgence, de cerner la dynamique du landau, de déclencher un sprint, d'ajuster la course selon son déroulement et d'éviter d'empirer la situation.
Ça paraît facile comme ça, mais chaque action, sans parler de l'ensemble, l'est beaucoup moins quand on est pris dans la déformation de l'espace-temps par les ML.
D'habitude, je ne réagissais pas, donc, en plus de m’en sentir coupable, je me prenais une remarque des personnes qui étaient témoin de la scène. À cela s’ajoutait parfois la pitié, c’était là la pire des situations.
Je n'aurais jamais pu faire un tel exploit l'année dernière.
De plus, ça fait 5 ans que je ratais tout, ET donc, j'avais pris l'habitude de me retenir d'agir pour ne pas aggraver la situation.
Il semble que la personne qui promenait le landau a eu un léger malaise passager, c'était peut-être dû à des ML,...

Je profite de cet anecdote pour faire un point général de santé.
J'ai totalement quitté la zone d'inconfort permanente.
Je suis désormais serein de façon permanente.
Cette sérénité est confortée par la fin de la résurgence de l'intoxication par les bains de bouche au sel.
Cette poche de ML, qui me recontaminait à faible débit, me menaçait comme une épée de Damoclès.
Elle était la source d'une angoisse perpétuelle.
Aujourd'hui, je suis débarrassé de cette faible résurgence, et donc je me sens libéré.
J'ai encore quelques maux de tête permanent et d'autres inflammations volatiles mais j'arrive à les oublier quand je suis concentré ou actif.
J'ai encore du mal dans les longues conversations, je commence à fatiguer au bout de trente minutes, et je laisse mon interlocuteur parler.
Mais avant cette fatigue, j'arrive enfin à déplier à l'oral tout le plan qui se présente au cerveau quand je me lance dans une tirade.
J'ai beaucoup moins le trac qu'avant, les ambiances astrocytaires se régularisent peu-à-peu vers le domaine de la normale.
Désormais, la pertinence de mes propos sont quasiment systématiquement au rendez-vous.
Avant, il y avait comme un court-circuit à mi-parcours de la confection du plan car il y a avait trop d'information à hiérarchiser d'un coup.
De plus, j'ai naturellement besoin de bouger, alors qu'avant, je me forçais à bouger car mon corps souffrait d'être peu mobile.
Je suis encore un peu electro-sensible, je dois encore couper les plombs tous les soirs.
J'ai encore des céphalées si je les laisse allumés une seule nuit.
J'ai encore du mal à me concentrer longtemps avec une bonne fiabilité.
J'ai retrouvé la capacité à exprimer beaucoup d'émotions sur le visage.
Il n'y a donc plus d'infinis quiproquos avec autrui car le visage prenait les émotions que les ml infligeaient au cerveau.
J'arrive désormais à tenir un sourire sincère (que je ressens intérieurement), chaleureux et de circonstance.
Désormais, l'intériorité et l'expression coïncident.
J'arrive même à doser et à moduler judicieusement cette expression selon le groupe de personnes immédiatement présentes.
Cela pose la question de l'intériorité amendé par la façon dont on est vu.
Avant, je ne ressentais pas ces émotions ou je n'arrivais pas à les exprimer, ou les 2.
Ou j'arrivais à voir que je ne les ressentais pas, ou que je ne les exprimais pas.
Il est difficile de décortiquer ces états, il faudrait que je m'appesantisse ultérieurment sur le sujet.
Des fois, je ne me sens pas bien au niveau du corps, je soupçonne que ça vient de l'intox du tissu adipeux.
De plus, je suis tracassé par ce tissu adipeux car je n'arrive pas à l'éliminer complètement, ça tourne au vinaigre dès que je suis à 54kg.
Je ne me sens pas bien pendant le jeûne, ce n'est pas normal, avant ça se passait bien et j'en trop fait pour qu'il y ait encore des problèmes, il faut que je le rompe.
J'ai pourtant encore un dernier bourrelé qui devrait permettre de continuer le jeûne, mais rien à faire.
J'ai calculé que j'avais encore 6 kg de TA à éliminer.
Pour l'instant, j'ai suspendu le jeûne le temps de finir la cure de panchakarma.
Je vais m'installer dans la cure de panchakarma à petite dose régulière.
Je n'ai quasiment plus aucune sensibilité à la tête quand je secoue la tête, il y a donc une amélioration cérébrale depuis que j'ai arrêté les déshydratations au mois de janvier.
Il y a donc quelques progrès au niveau du Snc avec la cure panchakarma mais ils sont un peu moins visibles que ceux qui parviennent par une déshydratation.
Ce n'est donc qu'une question de patience pour arriver aux mêmes bénéfices.

J'ai un peu perdu la motivation d'écrire de nouveaux post régulier car, il n'y a plus qu'à appliquer ces méthodes sans trop réfléchir et juste écouter le corps.
Le fait de maîtriser, enfin, un peu la théorie du fonctionnement du corps, ôte le besoin de construire un discours.
Je n'ai donc plus de motivation à relater les applications des thérapies à venir.
J'ai encore quelques posts en brouillon, mais je n'ai pas le courage de les rédiger dans l'immédiat.
Je me les garde sous le coude pour les publier ultérieurement.
Si d'autres recherches pertinentes se présentaient, je reprendrai le fil de mon discours.
Ce message n'est donc qu'une énième conclusion à mon topic.
Je tiens à remercier les personnes qui sont intervenues en mp et dans mon post, surtout Ptit-Gars pour sa grande humanité, et Gogote pour ses discussions. :jap: :jap: :jap:
Le fait de pouvoir m'exprimer m'a permis de ressasser et de dénouer les impasses, puis d'aller jusqu'au bout de mes expériences.

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La poésie française et la recherche de l'être - M. Edwards

Messagede Sophocle » Jeu 24 Mai 2018 12:31



Dans sa chaire d' Étude de création littéraire en langue anglaise, Michael Edwards, poète franco-britanique, fait une revue de la recherche de l'Être chez quelques grands auteurs français (Apollinaire, Villon, La Fontaine, Racine, Hugo, Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, Valéry, ...). Cette revue est un vrai bonheur à écouter pour un néophyte. L' "être", qu'insufflent les auteurs dans les textes choisis par Edwards, est décortiqué avec une très grande érudition et avec la convivialité humoristique propre aux anglais. De plus, de par ses origines, Edwards met en contraste les auteurs français avec les auteurs anglais, cela donne une infinie épaisseur délicieuse à son discours.

Parmi cette revue, un poème de Nerval : "El Desdichado". Ce poème a été écrit alors que Nerval souffrait déjà de ses maux depuis une dizaine années. Nerval a donc eu le temps de s'accommoder à son mal. Rappel : En dépit qu'on ignore d'où viennent ses symptômes, il me semble que Nerval souffrait d'intox aux métaux lourds car les maux de tête et la perte intempestive de parole sont des symptômes que je partageais dans une moindre mesure. Par ce sonnet, il me semble que Nerval a cherché à exprimer les effets des ses symptômes sur sa personnalité au travers d'un texte totalement débarrassé de symptômes physiques. Un texte au premier degré ne serait pas de la littérature : "je suis le confusé" sonne creux. De plus, la complainte littérale de la souffrance physique éloignerait tous les lecteurs. D'une certaine façon, Nerval s'amuse à ne pas essencialiser ses symptômes, il les relègue à une intuition première à partir de laquelle il peut néanmoins et singulièrement faire de la poésie. C'est ainsi qu'il montre qu'il est le maître de sa pensée en dépit de ses symptpomes.

Le titre de ce poème m'a vraiment frappé car je suis un peu hispanophone et que je l'entends ainsi : "Comme celui qui a perdu la faculté de dire". Au niveau des symptômes, cela me parle beaucoup.
  • decir, : dire ;
  • dicho (-a), participe passé (f) ;
  • Des- : privatif ;
  • desdecir : rejeter, contredire ;
  • desdicha : nf, infortune, disgrâce ;
  • -ado : participe passé substantivé : celui qui a été déshérité ;
  • El : article insistant, "comme celui" (voir 1er vers "je suis LE ténébreux").

Je dois avouer que mon interprétation de ce titre est littéralement fausse, car la vraie signification se borne au 'déshérité', l'infortuné. Mon interprétation, "comme celui qui a perdu la faculté de dire" est certes une mauvaise traduction mais c'est celle qui vient à l'esprit quand on fait parler les sons. En littérature, et surtout en poésie, il faut faire parler les sons, c'est souvent là que l'intention du poète est à peine cachée.
    - Mais ...,
    pour conforter mon interprétation, je la mets en relation avec un passage d'"Aurélia" déjà rapporté dans mon topic : "Un de mes amis, nommé Georges, entreprit de vaincre ce découragement. Il m’emmenait dans diverses contrées des environs de Paris, et consentait à parler seul, tandis que je ne répondais qu’avec quelques phrases décousues". Il y a donc un rapprochement possible, certes un peu tiré par les cheveux, mais ce poème est écrit en même temps que Aurélia. Ces deux œuvres sont un même parcours où Nerval se raconte lui-même, et ce poème est comme un abrégé de son parcours en ex-voto. J'aime vraiment à faire cette relation. De plus, la vraie traduction littérale ne contredit pas du tout cette ré-interprétation, au contraire elle est vraiment congruente, l'infortuné.


El Desdichado.

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval - 1854.


Les commentaires de ce poème mettent en avant la très forte présence de la privation :
  • Tour abolie,
  • soleil noir, [img]smile/bele.gif[/img]
  • rends-moi,
  • plaisait tant,
  • ...
Edwards le rapporte ainsi : "Le veuf du réel demande à ce qu'on lui rende le réel" (El Desdichado, Nerval (La poésie française et la recherche de l'être), à 41:40'). Exemples, la Tour abolie est un lieu qui est marqué par l'absence de la tour, le soleil noir est le manque d'effets sensoriels du soleil en dépit de sa présence. Cela se ressent également par la compacité du turn-over des symboles qui ne se fixent jamais, il y a comme un tourbillon de pensées qui jaillissent dans son cerveau. Cela exprime explicitement ce que j'ai ressenti à propos du réel pendant la forte période d'intoxication : le réel est fade, manquant, retiré après avoir été présenté. Dans la présentation de son cours, Edwards met en avant que la recherche de l'être suppose que l'être n'est pas donné d'avance, que quelque-chose ne va pas, et qu'il manque une communication avec l'être. L'être n'est pas plein. Selon Edwards, cette recherche est certes très angoissée chez Nerval, mais elle est assez présente chez d'autres auteurs. La recherche de son être apparemment manquant est ce qui met intensivement l'être en vibration. Cette question de l'être, qui m'avait tant angoissé pendant des années par la forte intoxication est donc une question courante dans la littérature.

Dans ce même cours, Edwards annonce que Rimbaud, a également été à la recherche de son être à 18 ans. Mais avant cette recherche, Rimbaud, adolescent, était totalement décontracté (cours du 8 mars 2007).

Au Cabaret Vert, cinq heures du soir

Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
– Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. – Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

– Celle-là, ce n’est pas un baiser qui l’épeure ! –
Rieuse, m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d’une gousse
D’ail, – et m’emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Arthur Rimbaud, 1870, Cahier de Douai


Edwards insiste sur ce poème car il a été écrit à 16 ans, c'est-à-dire avant le grand Rimbaud des 18 ans qui demande à la poésie de lui donner un monde, un "JE", la vie, (j'ajoute le réel) : Le "je est un autre" de "celui qui a perdu l'Éden après en avoir conçu l'idée". Edwards dit dans son cours que ce n'est pas le contenu des mots qui compte mais c'est la manière du poème qui donne l'état d'être du poète. Là, au cabaret vert, Rimbaud, flegmatique, allonge les jambes sous la table, sa chope immense est remplie de bière avec de la mousse. Le tout est doré par un soleil qui fait son nécessaire pour se tarder [img]smile/bigglasses.gif[/img]. C'est la dorure qui agit par anthropomorphisme pour donner vie au soleil, et donc elle prolonge volontairement la décontraction du moment vers une cuisson comme une victoire sur la nuit.

Maintenant que je reviens peu-à-peu vers la rémission, je trouve qu'en juxtaposant ces deux poèmes, on a les deux extrêmes de l'intoxication.
    Au Cabaret Vert est la manière d'être, très simple et réelle, quand on est non-intoxiqué ou désintoxiqué,
    et, El Desdichado est la manière d'être, confuse et déréalisée (soleil noir), quand on est très fortement intoxiqué.
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