Témoignage de Sophocle.

Quand la santé revient enfin, il faut le dire et même le crier!

Revue générale, préambule /1

Messagede Sophocle » Ven 16 Juin 2017 16:46


Je vais rédiger une revue générale de mes notes car j'ai enfin décidé de m'attaquer en profondeur aux micro-organismes. En relisant mes notes sur le sujet, je confirme qu'il s'agit d'un sujet qui ne peut pas être réduit à sa propre sphère. Ce sujet est profondément intriqué aux métaux lourds et au système immunitaire. C'est donc le moment pour aborder une éventail large de problématiques. Or, les maladies de la longévité sont également étroitement liées au système immunitaire. Comme je ne veux pas nier le sujet de la longévité, je me lance donc une revue générale de santé. En effet, je crains que ces dix années de forte intoxication n'aient conforté un terrain favorable aux maladies de la vieillesse (cancers, alhzeimer, ...).

Jusqu'ici, j'assurais plutôt une application anti-parasitaire un peu décousue car je n'avais peu de symptômes spécifiques aux infections. J'avais certes un peu de muguet buccal, mais sa surface était restreinte. Je n'avais donc jamais planifié une tâche complète contre les micro-organismes. Depuis la récente cure d'HE d'origan et de cannelle, le muguet sur la langue, qui fluctuait, s'est réinstallé. J'ai l'impression que cette récente et petite cure d'HE anti-parasitaire a certes éliminé certains champignons du muguet buccal, mais je crains que cette cure a, in fine, plutôt permis de sélectionner un micro-organisme variant et résistant qui s'est empressé de recoloniser la langue. Par ailleurs, j'ai une dent dévitalisée qui peut devenir un vrai nid à parasites. Je vais me rendre chez le dentiste pour examiner cela. En dépit du peu de symptômes que je portais et qui étaient assimilables aux micro-organismes et en dépit des traitements de première intention, je constate donc qu'il n'est vraiment pas évident de s'en débarrasser. C'est bien cela qui m'a décidé de me lancer dans ces longs posts pour planifier une action contre les micro-organismes. Même si toutes les actions à mener sont déjà disponibles de multiples fois sur internet, notamment dans l'e-book, j'ai personnellement besoin de les re-rédiger et de me les formuler mentalement au regard de mes symptômes.

Avant de m'attaquer à la planification de la cure, je vais planter les notions de base de santé sur lesquelles je vais m'appuyer. Je vais donc ajouter des sources qui traitent de la longévité et qui sont étroitement liées aux mêmes mécanismes physiologiques que la lutte contre les métaux lourds. En effet, toutes ces méthodes de traitement des maladies chroniques sont assez proches les unes des autres, peut-être suffit-il de les combiner, de les aménager et de les répéter pour obtenir des résultats dans tous les aspects chroniques. Il serait dommage de passer à côté d'un petit effort complémentaire qui apporterait éventuellement un bénéfice global sur le long terme. Comme je dois encore faire quelques jeûnes et déshydratations pour parachever l'élimination des métaux lourds, alors autant en profiter pour les aménager de façon à prévenir les micro-organismes et de façon à conforter la longévité. De plus, quand je serais ponctuellement en pleine cure anti-parasitaire, je sais que j'aurais besoin que mes sources soient rassemblées, synthétisées et analysées pour réagir en cas de symptômes imprévus grâce à un catalogue de problèmes et de solutions.

Avant de planifier les actions de déparasitage, je vais donc rédiger une série de posts à venir concernant une analyse synthétique des mes sources glanées depuis des années. Ces infos ne donnent rien de nouveau au niveau des traitements, mais en les ramassant, elles me permettent de comprendre le pourquoi du comment des recommandations pour traiter les micro-organismes. Je pourrai ainsi combiner des actions à mener et adaptées à mon cas.

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Revue générale, le système immunitaire /2

Messagede Sophocle » Mer 21 Juin 2017 12:30

Le système immunitaire (SI) est basé sur deux volets connexes, le premier volet est le SI inné et le second est le SI adaptatif. Le premier volet, le SI inné, est la réponse immunitaire de toute cellule courante, muqueuse, peau, neurone, organe... Cette réponse est propre à toute cellule, elle est innée à la cellule. Le second volet, le SI adaptatif, est la réponse immunitaire initiée par des cellules "professionnelles" (Lymphocytes ou globules blanc) et dédiées à l'immunité. C'est une réponse qui s'adapte au pathogène. Le SI inné donne une réponse immunitaire rapide (qq heures), mais elle demeure limitée. Il a pour rôle de contenir les pathogènes et d'alerter le SI adaptatif. Cependant, le SI adaptatif donne une réponse immunitaire tardive (qq jours) mais elle est ciblée et efficace. Notamment, il crée un énorme volume de cellules spécialisées qui peuvent tuer des cohortes de pathogènes. Chaque volet du SI peut activer l'autre volet par des molécules messagères ou signalisatrices, mais la double activation n'est pas automatique. Il demeure des situations ou le SI inné est le seul à donner une réponse.

Physiologiquement, il n'y a pas de réponse adaptative dans le Snc, seule une réponse innée devrait se faire. Cependant, des lymphocytes peuvent entrer à tord dans le cerveau quand une brèche est ouverte par un pathogène ou à cause d'une inflammation au voisinage de la Bhe. Les nerfs des yeux et des dents sont dans la zone de la Bhe, du même côté que le cerveau. C'est également le cas pour le bulbe olfactif et pour le système auditif. Les dents dévitalisées et la langue sont particulièrement des sites propices aux micro-organismes. En cas de colonisation de la zone ORL par des parasites, il n'y a donc pas de réponse immunitaire adaptative. Quand le SI inné est déprimé, il y a donc un risque de colonisation directe du cerveau via ces nerfs. Normalement, les neurones et les astrocytes devraient pouvoir s'en sortir tous seuls, via leur immunité innée. Mais en cas de faiblesse, la protection du cerveau passe donc par l'assainissement actif des voies ORL.

Les métaux lourds placent les cellules qu'ils occupent dans une baisse de fonctionnalité, y compris celles du SI. Les ML réduisent donc le répertoire d'action des cellules et ils multiplient ainsi les petits désordres directs et indirects. Ainsi, des bactéries peuvent coloniser des tissus. Au repos, le SI distingue les cellules du "soi" et du "non-soi" (pathogènes, ML,...). Cependant, une réponse immunitaire est corrosive, elle détruit certes les micro-organismes mais elle endommage également les tissus sains à proximité. Le SI est normalement physiologique, mais en cas d'atteinte à la régulation, il peut devenir pathologique. Comme la baisse de fonctionnalité peut atteindre les molécules de signalisation qui concernent la désactivation de la réponse immune, la corrosion par l'inflammation peut donc se prolonger au-delà du dosage nécessaire. Comme l'activation et l'inactivation des SI se fait par des cascades de molécules de signalisation, les désordres peuvent être locaux et/ou généraux et/ou chroniques. Il existe également des pathogènes qui activent le SI sans que ce dernier ne puisse les atteindre, les tissus sains sont donc dégradés en continu sans éviction du pathogène. Souvent, les symptômes d'une maladie proviennent majoritairement de la réponse immunitaire, ex : rougeurs, fièvre, douleurs, mal-être.

Sans inflammation, les intestins, la moelle osseuse, la peau se renouvellent rapidement ; le foie, le pancréas, les poumons et l'épithélium rénal se renouvellement lentement ; le cerveau et l'hypocampe se renouvellement de façon minimale. Mais après une inflammation, l'organisme enclenche un programme de restauration des tissus. En cas de lésion, le renouvellement est accéléré. Les cellules saines et déjà différenciées repeuplent alors les espaces endommagés. Elles se dédifférencient en cellules souches afin de générer à nouveau des cellules différenciées. Elles peuvent même changer de vocation dans une certaine limite. Ex : les cellules du pancréas exocrine (qui fabrique les sucs pour digérer le sucre) peuvent se transdifférencier en cellules souches qui vont se différencier en cellules du pancréas endocrine qui produisent l'insuline. Une réponse immunitaire activée chroniquement provoque donc une rehausse chronique de la régénération des tissus par la division cellulaire. Cependant, quand la cellule différentiée retourne en cellule souche, elle conserve ses mutations acquises lors de sa précédente vie différentiée. Cela conforte une lignée à venir pré-cancéreuse. De plus, les cellules souches vieillissent, elles peuvent présenter jusqu'à 10 mutations en fin de cycle. Ces cellules plantent aussi un terrain pré-cancéreux.

D'inflammations en inflammations et de restaurations en restaurations, les erreurs sur le génome se multiplient, cela conforte le risque de cancers à terme. C'est la cas de l'amiante qui active chroniquement le SI dans les poumons. Le surpoids est également lié à une inflammation chronique. C'est une inflammation chronique à bas bruit des intestins qui réduit la diversité de la flore intestinale. Sur le long terme, la sélection naturelle accroit les risques de maladies auto-immunes. De plus, l'hygiénisme des pays développés réduit certes les maladies infectieuses mais il augmente les pathologies auto-immunes. Ex : la Sep, il s'agirait d'un effet pervers des lymphocytes. Quand ils n'ont plus de micro-organismes à tuer, ils s'orientent vers les cellules du soi. Alzheimer, Crohn, Psoriasis sont également des maladies inflammatoires chroniques. Mais une inflammation n'est pas nécessairement d'origine auto-immune. En général, les agents pathogènes (virus, bactéries,...) sont frénateurs des maladies auto-immunes car les lymphocytes s'orientent vers les cellules du soi quand ils n'ont pas de pathogènes à se mettre sous la dent.
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Re: Revue générale, la longévité /3

Messagede Sophocle » Sam 24 Juin 2017 19:45

Il existe 9 marqueurs de la longévité qui fonctionnent en synergie. Chaque marqueur a donc des effets provisoires ou consolidés sur les autres marqueurs. Ces marqueurs permettent de situer l'état d'avancement de l'usure des cellules.
    1 : Instabilité du génome,
    2 : raccourcissement des télomères,
    3 : altération épigénétique,
    4 : atteinte à l'équilibre des protéines,
    5 : dérégulation des mesures de nutriments, glucose, acides aminés, acides gras, insuline,
    6 : disjonction mythochondriale,
    7 : sénescence cellulaire,
    8 : épuisement des cellules souches,
    9 : altération des communications inter-cellulaire.
Les marqueurs 1 à 3 relèvent de la génétique et de l'épigénétique. Les modifications systémiques seraient irréversibles.
Les marqueurs 4 à 6 relèvent du métabolisme. Il est donc possible d'ajuster leur évolution par le mode d'alimentation et par le mode de vie.
Les marqueurs 7 à 9 relèvent de l'intégration cellulaire et leur évolution est systémique.

La caractéristique principale de la longévité (=vieillesse), c'est que la reconstruction des cellules s'affaiblit. Chez un sujet jeune et adulte, le corps paraît stable mais ce n'est pas vraiment le cas. En fait, 80% du corps est renouvelé en un an. Cependant, au quotidien, chaque cellule fait l'objet de très nombreuses lésions qui sont perpétuellement réparées, ou à défaut ravaudées. Sur le génome, ce sont 100.000 lésions qui sont reprises tous les jours. Cela est un phénomène normal du corps, mais en cas de faiblesse, le terrain devient cancérigène. Contrairement au premières croyances sur le génome, le génome est instable. C'est parce qu'il est retapé en permanence qu'il paraît stable. Au cours de la longévité, les pathologies parviennent donc de la réduction de la capacité du corps à réparer les lésions courantes. Toutes les agressions au quotidien augmentent les lésions, agents physiques, agents chimiques, métaux lourd, rayons U.V., polluants, radicaux libres en surnombre, mais l'activité courante use également le corps.

Une cellule dispose de la capacité de se diviser 20 à 30 fois au maximum, en moyenne. Chaque cellule connait le nombre de division dont elle est issue par la longueur de ses télomères (bouts des chromosomes) qui se réduisent à chaque duplication. Quand les télomères sont réduits au minimum, la cellule ne se divise plus. Il est certes possible de rallonger les télomères mais la cellules risque de devenir cancéreuse en raison de la préservation et la multiplication des erreurs. Certaines cellules ne se divisent presque jamais, telle celle du neurone ; ou au contraire, d'autres se divisent très régulièrement comme celles de l'épithélium des intestins qui est renouvelé tous les 4 jours. Après son nombre maximum de division, la cellule rentre en sénescence ou en apoptose (auto-destruction). La sénescence est un état où la cellule ne se divise plus et dont les fonctionnalités sont réduites. La cellule demeure présente dans les tissus tant qu'elle ne se dérégule pas trop. Le maintien de sa présence permet de limiter les divisions et de préserver les télomères. Mais en cas de désordres majeurs, la cellule dispose des capacités à s'auto-éliminer.

Dans le noyau, l'Adn fait l'objet de très nombreuses cassures. Les cassures sont réparables mais elles s'accumulent entre 60 et 70 ans. La cassure simple brin de l'Adn se répare fidèlement mais la cassure double brin est réparée avec des erreurs. En cas de cassure double brin, l'Adn est rabouté, des segments d'information sont alors perdus. Chez les cellules répliquantes, la cassure double brin est réparée en allant chercher les informations chez la chromatine soeur au moment de la duplication du chromosome. Cependant, tant que la cellule ne se divise pas, les erreurs demeurent. Or, comme les neurones ne se divisent pas, les cassures double brins sur les neurones sont certes réparées mais les erreurs liées à la réparation demeurent. Il faut compter sur la très lente régénération du cerveau pour pallier aux erreurs. Il existe une petite neuro-génèse de 2% du cerveau par an, ce qui fait 100% de la partie renouvelable en 50 ans. Quant aux synapses, elles sont renouvelées. En dépit que les synapses soient renouvelées, la mémoire demeure quand-même car ce qui se passe au niveau de la synapse est enregistré au niveau du noyau du neurone. Si le cerveau est peu renouvelé, c'est parce qu'il est protégé par les os du crâne et par la barrière hémato-encéphalique. Normalement, il est beaucoup moins exposé que les autres organes, il ne doit donc pas se régénérer. Ce qui n'est pas le cas du foie qui se renouvelle tous les six mois parce qu'il très agressé par les toxines du sang. L'activité physique et cognitive augmente le renouvellement des neurones mais elle augmente aussi le nombre de cassures dans les cellules existantes. Tous les neurones ne sont pas remplacés, il existe des neurones qu'on garde à vie, y compris avec leurs erreurs. Cependant, le rythme de neuro-génèse est totalement insuffisant pour endiguer les dégâts causés par une maladie neuro-dégénérescente. En cas de lésions sur les axones, les astrocytes empêchent les neurones de redéployer un nouvel axone, cependant, le neurone de l'axone lésé tente de recréer un nouvel axone. Ceci n'est pas encore expliqué mais cela constitue une voie de recherche pour un traitement.

Parkingson, Alzheimer, et les cancers sont des maladies déjà présentes en silence depuis des années mais il faut attendre la longévité pour que ces maladies s'expriment. Parkinson est particulièrement lié à la mitochondrie et au stress oxydatif. Alzheimer et Parkinson sont non-héréditaire, ils sont plutôt liés à l'influence du mode de vie. Cependant, ceux qui font des maladies neuro-dégénératives ne font pas de cancer. Pour pallier aux maladies de la longévité, il existe un régime qui réactive les capacités natives et en sommeil de la cellule. Ce régime libère les corps cétoniques qui réactivent les gènes en sommeil, il s'apple donc le régime cétonique. Ce régime permet à la cellule de réactiver sa capacité à réduire le stress oxydatif. Il prévient et arrête la maladie neuro-dégénétative, et il prévient et guérit des cancers. Cependant, il est toujours préférable d'adopter un mode de vie qui ne nécessite pas le recours urgent à ce régime. Ce régime est également anti-bactérien et il est particulièrement utile en cas d'infection virulente car il tarit le carburant des bactéries. Ce régime ne peut pas être adopté en permanence, mais son recours est ponctuel et socialement pas trop contraignant. Comme ces maladies sommeillent pendant des décennies avant d'éclater, il est préférable de ne pas attendre la longévité pour le pratiquer. Pour l'instant, je prévois de le pratiquer pendant 10 à 15 jours par saison et à vie, il faut noter que les premier effets commence à partir du 3ème jour. Ce régime est comme un baume, plus il est long, plus profond sera son effet. Cependant, il ne devrait pas être prolongé au delà de 40 jours. Pour quelqu'un en bonne santé, le régime cétonique est suffisant pour activer l'apoptose des cellules pré-cancéreuses, mais pour quelqu'un comme moi, qui a été corrodé par l'intoxication, je préfère m'orienter dans un premier temps vers le jeûne car, en plus des vertus du régime cétonique, le jeûne répare en profondeur par la réouverture de la plasticité développementale. C'est-à-dire que le jeûne hydrique répare la réparation du corps. Cela est préférable pour préparer ma longévité dans les meilleures conditions. L'effet de ce régime et du jeûne sur l'Adn sera abordés dans des posts à venir. Il parait que le jeûne efface les micro-fissures des dents, je vais surveiller cela de près.
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Re: Revue générale, la cognition /4

Messagede Sophocle » Mer 28 Juin 2017 13:09

    Au plus fort de l'intoxication, ce thème m'avait aidé mettre des mots sur les mécanismes précis où les ralentissements cognitifs se faisaient ressentir. De façon lucide, je m'apercevais de mon manque de fluidité cognitive. J'étais le premier accablé par mes erreurs d'exécution. Mon propre contrôle exécutif était donc bien plus performant que l'exécution de mes actions. Avec le recul des années, les métaux lourds ne semblent pas provoquer des séquelles de façon systématique. Tant qu'ils sont présents, les ML ne feraient qu'entraver la bonne marche des organes ou de certaines zones cognitives du cerveau. Y compris après une longue et forte intoxication, les troubles cognitifs semblent être corrélés à la dose de ML présente à l'instant t. Après élimination des ML, un retour à la normale semble envisageable. Je me rappelle qu'au plus fort de mes symptômes, j'avais fait une batterie de tests cérébraux, Irm, Eeg, chez une neurologue réputé. Ce dernier en avait conclu qu'il ne décelait aucune anomalie. Avec l'élimination des métaux lourds, je constate que la fluidité de la cognition est de progressivement de retour comme si les désordres n'avaient jamais existé.

Au niveau de la cognition, quand une information accède à la conscience, elle est amplifiée dans les lieux stratégiques du cerveau. La conscience serait comme un envahissement d'une information dans de nombreux processus cognitifs spécifiques. Quand un objet n'est pas reconnu inconsciemment en dépit qu'il soit estimé comme devant être reconnu, il monte en conscience et il est analysé selon différentes cartes, couleurs, lexiques, mémoires et évènements jusqu'à ce que lui soit attribué une affectation. Mais avant d'accéder à la conscience, il existe des étapes cognitives préalables qui régulent les informations pré-conscientes. Avant qu'il ne gagne la conscience, l'objet pré-conscient est d'abord sélectionné parmi une pile d'informations car un seul objet peut y accéder à la conscience en même temps. Puis, il faut que 100 ms soient révolues pour qu'une autre information puisse ensuite accéder à la conscience. De nombreux stimulis pré-conscients tentent d'accéder à la conscience en même temps, mais tant que la conscience est occupée, ces stimulis sont entravés. En cas d'occupation prolongé de la conscience, les stimulis pré-conscients sont oubliés à mesure qu'ils s'accumulent. L'accès à la conscience fonctionne donc comme un goulot d'étranglement qui hiérarchise les informations, qui extrait les informations pertinentes.

Au niveau du traitement des stimulis, les processus cognitifs pré-conscients neutralisent les grosses différences peu pertinentes (ex : taille des lettres, o et O) et il amplifie les petites différences afin d'extraire la sémantique essentielle (ex : mini-trait, O et Q). Il existe également des stimulis subconscients, ce sont des opérations cognitives anté-préconscientes qui sont délaissées avant même qu'ils soient éligibles à la pré-conscience. Il y a donc des paliers de l'ignition de l'information pré-consciente avant accéder à la conscience. Cependant, les stimulis pré-conscients ne montent pas tous en conscience. Quand ils sont trop nombreux, certains stimulis sont éliminés au regard du contexte. Parfois, des stimulis incontournables sont parfois volontairement niés. Dans cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=vJG698U2Mvo, 17 millions de vues, 1min, on peut voir que, inconsciemment, le cerveau va éliminer tous les stimulis, y compris les plus inattendus, qui ne sont pas en relation avec l'activité de la conscience. Ce que dit cette vidéo, c'est que l'attention est une porte d'entrée sélective pour accéder à la conscience.

L'inconscient cognitif est l'ensemble des tâches cognitives exécutées par le cerveau et qui ne sont pas perçues par la conscience. Ces tâches sont nombreuses, elles sont automatiques et elles ne sont pas intelligentes. Seule la conscience peut contredire l'inconscience, ex : le mensonge. Ces tâches exécutent leurs fonctions comme elles l'ont apprises. Ce sera à la conscience d'aviser sur le contenu de la tâche ou de réviser la méthode de production de l'information. La reconnaissance d'une lettre ou d'un mot est un exemple d'une tâche totalement inconsciente. Quand le mot est indéchiffrable, son déchiffrement accède alors à la conscience, ainsi, de nombreuses ressources sont mobilisées pour établir des hypothèses et pour trancher sur la signification du mot. Les processus cognitifs inconscients font l'objet d'une amorce subliminale. Ces amorces sont éventuellement avortées quand la force du signal est trop faible, mais le processus cognitif sollicité se souvient du passage de ce stimuli et il sera plus prompt à répondre à ce stimuli quand il se présentera à nouveau. Il existe donc des informations non-conscientes qui sont ressenties par le cerveau.

Le cerveau apprend à apprendre en générant des hypothèses qui en discriminent d'autres. Pour aboutir à une conclusion, le cerveau simule également des hypothèses de données manquantes pour pondérer les informations saisies. La prédiction cognitive se base sur le produit de la vraisemblance par la fréquence. Il faut que la vraisemblance soit élevée et que la fréquence soit suffisante pour que la cognition tranche pour acter une prédiction. Exemple : la chaussée est mouillée, donc il a plu. Sans avoir été le témoin de la pluie passée, le cerveau reconstruit intuitivement une chaine d'évènements passés. Il n'est pas nécessaire de multiplier les hypothèses, le cerveau tranche avec des échantillonnages compacts, mixés et transitoires. Au fur et à mesure que les informations apparaissent, le cerveau façonne un lexique d'idées et de logiques qui sont éventuellement révisées par la confrontation à de nouvelles hypothèses. La consolidation profonde des révisions et la mémorisation profonde des informations ne se font pas uniquement à l'instant, mais elles se font aussi pendant la nuit suivante au cours d'un processus qui rejoue ce qui s'est passé pendant la journée.

Le cerveau demeure intrinsèquement un système prédictif qui mesure la pertinence de sa production. La métacognition est la cognition sur sa propre cognition. Elle inclue le contrôle exécutif avec la vigilance, avec la détection d'erreur, avec la réflexion sur l'erreur, et avec l'estimation de la connaissance du contenu de la mémoire. Toute information est accompagnée d'une évaluation de son incertitude. L'incertitude est elle-même évaluée sur son niveau d'incertitude. Cependant, l'évaluation de soi-même est occasionnellement pas fiable, voir même, parfois, il existe une cécité à ses propres choix. Le cerveau est également capable de mettre dans la peau d'autrui et de construire des vérités relatives, de simuler ses prédictions, et d'évaluer ses incertitudes.
Voici une marche en avant du processus de métacognition :
    1 : L'incertitude profonde,
    2 : expression du niveau d'incertitude,
    3 : détection d'erreurs,
    4 : auto-évaluation des performances au regard de la performance prédite et attendue,
    5 : décision consciente métacognitive,
    6 : déploiement de stratégie pour changer le monde extérieur ou soi-même.
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Revue générale, Littérature /5

Messagede Sophocle » Sam 1 Juil 2017 17:03



    Je copie-colle ici un message déjà posté dans mon topic. Ce message s'enchaine avec le message précédent sur la cognition. Ainsi, la lecture de cette revue générale est linéaire et complète. Il s'agit d'un message sur un homme de lettre, Antonin Artaud, qui était déjà sévèrement intoxiqué aux ML avant d'avoir écrit toute son œuvre. Son remarquable témoignage est un exemple précieux d'un auteur lucide sur son état de cognition. Avant de faire une longue carrière en solo, Artaud avait été repéré par la prestigieuse NRF, son directeur l'avait alors dirigé vers les surréalistes et il avait proposé de publier les correspondances citées en contre-bas dans lesquelles Artaud parle avec éloquence de sa souffrance.

Malheureusement, le parcours d'Artaud est une glissade perpétuelle qui mène vers une fin tragique. En dépit qu'il n'y avait pas encore de test à son époque, son intoxication au ML était avérée car elle provenait de traitements que lui inoculait la médecine officielle. Artaud était certes traversé par des crises mais il avait des passages lucides jusqu'à la fin de sa vie. Cela indique que son cerveau était fondamentalement préservé. Il est donc envisageable de supposer qu'il aurait retrouvé une stabilité s'il avait fait l'objet d'une cure de désintoxication moderne.

Voici, à la page suivante, un article sur le "parcours de santé" d'Artaud : "La genèse pharmacologique d'une oeuvre". Artaud avait été traité aux métaux lourds au cours de la première moitié du XXè siècle pour tenter d'endiguer une prétendue syphilis dont le diagnostic était erroné. Cet article place le lecteur dans une désolation abyssale. Le (faux) diagnostic de syphilis plongeait les porteurs déjà dans la torpeur d'une paralysie générale. Et, c'était donc avec véhémence qu'Artaud réclamait ses traitements qui alternaient des rounds annuels de mercure, d'arsenic, et de bismuth. Comble de l'ignominie, du mercure lui était injecté sous forme d' "huile grise". Artaud est tombé dans le piège que Molière pointait déjà dans L' " Amour médecin " : le plus grand faible des hommes, c'est l'amour qu'ils ont pour la vie, et nous en profitons nous autres [médecins], par notre pompeux galimatias [discours confus]; et savons prendre nos avantages de cette vénération, que la peur de mourir leur donne pour notre métier.

Quant aux correspondances d'Artaud dans lesquelles il aborde ses symptômes, la description de ses troubles est saisissante. Il y décrit rigoureusement les effets de ses symptômes sur sa manière d'être. Ses écrits demeurent éloquents en dépit qu'il annonce qu'il soit victime de démence. Le lecteur est donc déboussolé par la révélation de sa folie qui détonne avec la forme limpide qu'Artaud donne à son récit. À l'époque, les critiques littéraires y avaient perçu une transposition à la société souffrante de l'entre-deux guerres.

Ci-après les extraits des correspondances qui évoquent ce sujet :
Source des citations : Artaud ou le droit à l’existence littéraire

    - Antonin Artaud à Jacques Rivière, Le 5 juin 1923 :
    « Je souffre d’une effroyable maladie de l’esprit. Ma pensée m’abandonne à tous les degrés. Depuis le fait simple de la pensée jusqu’au fait extérieur de sa matérialisation dans les mots. Mots, formes de phrases, directions intérieures de la pensée, réactions simples de l’esprit, je suis à la poursuite constante de mon être intellectuel. Lors donc que je peux saisir une forme, si imparfaite soit-elle, je la fixe, dans la crainte de perdre toute la pensée. Je suis au-dessous de moi-même, je le sais, j’en souffre, mais j’y consens dans la peur de ne pas mourir tout à fait.
    Tout ceci qui est très mal dit risque d’introduire une redoutable équivoque dans votre jugement sur moi.
    C’est pourquoi par égard pour le sentiment central qui me dicte mes poèmes et pour les images ou tournures fortes que j’ai pu trouver, je propose malgré tout ces poèmes à l’existence. Ces tournures, ces expressions mal venues que vous me reprochez, je les ai senties et acceptées. Rappelez-vous : je ne les ai pas contestées. Elles proviennent de l’incertitude profonde de ma pensée. Bien heureux quand cette incertitude n’est pas remplacée par l’inexistence absolue dont je souffre quelquefois.
    Ici encore je crains l’équivoque. Je voudrais que vous compreniez bien qu’il ne s’agit pas de ce plus ou moins d’existence qui ressortit à ce que l’on est convenu d’appeler l’inspiration, mais d’une absence totale, d’une véritable déperdition.
    Voilà encore pourquoi je vous ai dit que je n’avais rien, nulle œuvre en suspens, les quelques choses que je vous ai présentées constituant les lambeaux que j’ai pu regagner sur le néant complet.
    Il m’importe beaucoup que les quelques manifestations d’existence spirituelle que j’ai pu me donner à moi-même ne soient pas considérées comme inexistantes par la faute des taches et des expressions mal venues qui les constellent.
    Il me semblait, en vous les présentant, que leurs défauts, leurs inégalités n’étaient pas assez criantes pour détruire l’impression d’ensemble de chaque poème. [...]
    Car je ne puis pas espérer que le temps ou le travail remédieront à ces obscurités ou à ces défaillances, voilà pourquoi je réclame avec tant d’insistance et d’inquiétude, cette existence même avortée. Et la question à laquelle je voudrais avoir réponse est celle-ci : Pensez-vous qu’on puisse reconnaître moins d’authenticité littéraire et de pouvoir d’action à un poème défectueux mais semé de beautés fortes qu’à un poème parfait mais sans grand retentissement intérieur ? J’admets qu’une revue comme la Nouvelle Revue Française exige un certain niveau formel et une grande pureté de matière, mais ceci enlevé, la substance de ma pensée est-elle donc si mêlée et sa beauté générale est-elle rendue si peu active par les impuretés et les indécisions qui la parsèment, qu’elle ne parvienne pas littérairement à exister ? C’est tout le problème de ma pensée qui est en jeu. Il ne s’agit pour moi de rien moins que de savoir si j’ai ou non le droit de continuer à penser, en vers ou en prose. »


    - Antonin Artaud à Jacques Rivière, le 29 janvier 1924 :
    « Je ne cherche pas à me justifier à vos yeux, il m’importe peu d’avoir l’air d’exister en face de qui que ce soit. J’ai pour me guérir du jugement des autres toute la distance qui me sépare de moi. Ne voyez dans ceci, je vous prie, nulle insolence, mais l’aveu très fidèle, l’exposition pénible d’un douloureux état de pensée. [...]
    Cet éparpillement de mes poèmes, ces vices de forme, ce fléchissement constant de ma pensée, il faut l’attribuer non pas à un manque d’exercice, de possession de l’instrument que je maniais, de développement intellectuel ; mais à un effondrement central de l’âme, à une espèce d’érosion, essentielle à la fois et fugace, de la pensée, à la non-possession passagère des bénéfices matériels de mon développement, à la séparation anormale des éléments de la pensée (l’impulsion à penser, à chacune des stratifications terminales de la pensée, en passant par tous les états, toutes les bifurcations de la pensée et de la forme).
    Il y a donc un quelque chose qui détruit ma pensée ; un quelque chose qui ne m’empêche pas d’être ce que je pourrais être, mais qui me laisse, si je puis dire, en suspens. Un quelque chose de furtif qui m’enlève les mots que j’ai trouvés, qui diminue ma tension mentale, qui détruit au fur et à mesure dans sa substance la masse de ma pensée, qui m’enlève jusqu’à la mémoire des tours par lesquels on s’exprime et qui traduisent avec exactitude les modulations les plus inséparables, les plus localisées, les plus existantes de la pensée. Je n’insiste pas. Je n’ai pas à décrire mon état. »


    - Post-scriptum d’une lettre où étaient discutées certaines thèses littéraires de Jacques Rivière
    « Vous me direz : pour donner un avis sur des questions semblables, il faudrait une autre cohésion mentale et une autre pénétration. Eh bien ! c’est ma faiblesse à moi et mon absurdité de vouloir écrire à tout prix, et m’exprimer.
    Je suis un homme qui a beaucoup souffert de l’esprit, et à ce titre j’ai le droit de parler. Je sais comment ça se trafique là-dedans. J’ai accepté une fois pour toutes de me soumettre à mon infériorité. Et cependant je ne suis pas bête. Je sais qu’il y aurait à penser plus loin que je ne pense, et peut-être autrement. J’attends, moi, seulement que change mon cerveau, que s’en ouvrent les tiroirs supérieurs. Dans une heure et demain peut-être j’aurai changé de pensée, mais cette pensée présente existe, je ne laisserai pas se perdre ma pensée. »


    - Antonin Artaud à Jacques Rivière, 25 mai 1924 :
    « Pourquoi mentir, pourquoi chercher à mettre sur le point littéraire une chose qui est le cri même de la vie, pourquoi donner des apparences de fiction à ce qui est fait de la substance indéracinable de l’âme, qui est comme la plainte de la réalité ? Oui, votre idée me plaît, elle me réjouit, elle me comble, mais à condition de donner à celui qui nous lira l’impression qu’il n’assiste pas à un travail fabriqué. [...]
    Cette inapplication à l’objet qui caractérise toute la littérature, est chez moi une inapplication à la vie. Je puis dire, moi, vraiment, que je ne suis pas au monde, et ce n’est pas une simple attitude d’esprit. [...]
    Il faut que le lecteur croie à une véritable maladie et non à un phénomène d’époque, à une maladie qui touche à l’essence de l’être et à ses possibilités centrales d’expression, et qui s’applique à toute une vie. ,
    Une maladie qui affecte l’âme dans sa réalité la plus profonde, et qui en infecte les manifestations. Le poison de l’être. Une véritable paralysie. Une maladie qui vous enlève la parole, le souvenir, qui vous déracine la pensée. »


    - Antonin Artaud à Jacques Rivière, 6 juin 1924 :
    « Et voilà, Monsieur, tout le problème : avoir en soi la réalité inséparable et la clarté matérielle d’un sentiment, l’avoir au point qu’il ne se peut pas qu’il ne s’exprime, avoir une richesse de mots, de tournures apprises et qui pourraient entrer en danse, servir au jeu ; et qu’au moment où l’âme s’apprête à organiser sa richesse, ses découvertes, cette révélation, à cette inconsciente minute où la chose est sur le point d’émaner, une volonté supérieure et méchante attaque l’âme comme un vitriol, attaque la masse mot-et-image, attaque la masse du sentiment, et me laisse, moi, pantelant comme à la porte de la vie. »

Fichiers joints
Artaud littéraire.pdf
Copie PDF du lien 2 - Artaud ou le droit à l’existence littéraire
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pharmacologique.pdf
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Revue générale, les astrocytes /6

Messagede Sophocle » Sam 1 Juil 2017 19:32

    Je copie-colle ici un deuxième message déjà posté sur mon topic à propos du rôle des astrocytes. Ce message est en continuité des deux messages précédents à propos de la cognition et de la littérature d'un intoxiqué. Ce message évoque la place des astrocytes atteints par les ions des métaux lourds dans les rouages de la fabrication de la pensée par les synapses.

Des témoignages d'intoxiqués rapportent souvent qu'ils sont porteurs de confusions, ou pour certains de crises, cependant, ils expriment qu'ils sont conscients de ces dernières. J'ai donc forgé une hypothèse sur l'apparente contradiction entre confusion et lucidité en cas d'intoxication aux ML. Selon moi, ce ne sont pas les neurones qui seraient atteints, mais ce seraient plutôt les astrocytes. Les astrocytes sont des cellules placées entre les neurones et le sang. En dépit qu'ils n'interviennent pas dans la fabrication de la pensée, ils participent indirectement mais significativement à la bonne facture de la pensée. Il est certes fort possible que les neurones soient autant contaminés par les métaux lourds que les astrocytes. Cependant, les modes de signalisation des uns et des autres sont totalement différents. Cela rendrait les neurones peu sensibles à la présence des ML, alors que les astrocytes, dont la signalisation est ionique, seraient fortement perturbés par la présence d'ions indésirables. J'en tire donc la conclusion que la mécanique neurale n'est absolument pas altérée mais que c'est plutôt les synapses qui seraient soumises à un stress via la volatilité des astrocytes.

Les astrocytes sont des cellules de soutien des neurones et de leurs synapses. Ils sont aussi nombreux que les neurones et ils assurent aux neurones un approvisionnement énergétique en temps réel. Surtout, de par la modulation de l'approvisionnement en énergie, ils jouent un rôle d'ambiance dans le cerveau. Ces astrocytes fonctionnent en réseau mais ce n'est pas un réseau à distance comme un neurone et ses dix-mille synapses à l'autre bout du cerveau. Le réseau astrocytaire est local, il est comme un duvet de cellules dédiées au bien-être des neurones. C'est une ambiance dans laquelle baignent surtout les synapses. Le mode de signalisation entre astrocytes se fait par des vagues calciques (ions Ca2+) qui sont suivies par des vagues sodiques (ions Na+ et H2O) et enfin par des vagues d'énergie (glucose, lactate, ATP). Énergiquement, l'alimentation d'une synapse fonctionne en flux-tendu au moyen de l'astrocyte. D'ailleurs, il y a cent fois moins de réserves en glucose dans le cerveau que dans le foie. Le glucose du cerveau est donc également en flux-tendu via le sang ; il y a certes une mini-constitution quotidienne de réserves de glucose le soir, mais elle est placée dans les astrocytes et c'est au détriment des neurones de façon à augmenter la pression du sommeil. Quand des milliards de synapses déchargent dix à cent fois par seconde, cela nécessite une lourde machinerie pour combiner la justesse et la force de la dépense énergétique. Avec 2% du poids du corps et 20% de sa consommation énergétique, le cerveau est organe maxi-énergivore qui a sous-traité tout ce qui n'est pas du contenu de la pensée à des cellules de soutien (les astrocytes) afin de privilégier la fulgurance de la pensée à des cellules neurales qui ont été strictement profilées au contenu de la pensée. À cause de la production de radicaux libres, l'activité neurale est extrêmement délétère pour le neurone, et l'homéostasie des neurones a donc été totalement déchargée sur ces cellules de soutien. L'élimination des déchets se fait notamment pendant le sommeil. En plus de ce rôle technique, les astrocytes jouent également un rôle de sur-innervation en énergie de la zone cognitive qui est appelée à s'exprimer. C'est-à-dire que les astrocytes assurent le couplage temporel précis entre forte activité synaptique et fort apport en carburant de la zone ou s'opère l'activité synaptique.

L'astrocyte participe donc à l'ajustement de l'approvisionnement d'énergie à fournir à une synapse tout en émettant une onde de signalement aux astrocytes voisins. Il y a comme une synergie entre une synapse en particulier et une population de synapses dans un voisinage immédiat. Par exemple, tout le lexique des visages enregistrés est regroupé dans un pré-carré. Quand on cherche à reconnaitre un visage, ce lexique sera énergiquement placé dans les starting-bloks pour que tout neurone pertinent infirme ou confirme les éléments de reconnaissance pour identifier quelqu'un. Il faut donc passer en revue les visages enregistrés face aux signes distinctifs pour ne sortir qu'une seule correspondance. Cette revue fait certes l'objet d'un échantillonnage, mais le résultat est délivré quasi-instantanément. Dès qu'un visage est fermement reconnu, la région cérébrale de la reconnaissance des visages sera inhibée. Il en est de même avec la syntaxe, les mathématiques, les lettres, les mots, la reconnaissance des objets, la vérification de l'inférence, la consolidation de la cognition.

Un astrocyte alimente certes la synapse en neuro-transmetteur et en énergie, mais aussi, ils s'enroule autour du point de contact des synapses pour recycler ce qu'il a apporté à la synapse et au neurone. L'astrocyte est ensuite lui-même rattaché aux capillaires sanguines par lesquelles il puise les nutriments et il évacue les déchets métaboliques. Les astrocytes forment donc un intermédiaire (la Bhe) entre le sang et le neurone. Les astrocytes sont donc à la synapse neurale ce que le filtre, le carburateur et le pot d'échappement sont au moteur à explosion. En cas de dérèglement de l'un ou de l'autre, le fonctionnement de la synapse est irrégulier. Des milliards de synapses impliquent des milliards de carburateurs. Et un dysfonctionnement du signal des vagues de signalisation implique un décalage de la mise en énergie d'une région cognitive par rapport au passage de l'influx nerveux. C'est-à-dire que la palpitation de la région cognitive est désynchronisée de son influx nerveux.

L'astrocyte assure d'autres fonctions (immunitaires, cicatricielles, transformations en neurone, macrophage) qu'il n'est pas nécessaire de développer ici. Les astrocytes sont très méconnus du grand public, cependant leur rôle est certes du second ordre dans la facture de la pensée, mais il demeure majeur et décisif quant à la bonne synchronisation des synapses. Ces cellules permettent aux neurones de maintenir un service continu et ajusté sans aucune interruption pendant toute la vie. Ce soutien est spécifique aux cellules nerveuses. Contrairement aux cellules nerveuses, les cellules d'un organe ordinaire n'ont pas de soutien dédié, elles sont autonomes, elles pourvoient à leur pérennité au prix d'une diminution provisoire de leur activité principale.

Le contenu de la pensée est lié aux neurones alors que l'activité des astrocytes est donc liée au rythme de la pensée. Par exemple : l'activité intellectuelle nécessite une ambiance chimique spécifique de façon à ce que les synapses palpitent durablement aux moments opportuns ; le sommeil, le travail, la digestion, la marche, la création, la discussion, la concentration, le sport nécessitent chacuns leurs ambiances spécifiques... Pour chaque zone cognitive, les astrocytes vont donc répondre aux neurones en instaurant des ambiances chimiques sur mesure par rapport aux activités synaptiques.

La signalisation des astrocytes ne fonctionne pas comme celle des neurones. Le mode de signalement d'un neurone est une décharge électrique sous forme de pic via la synapse. Ce signalement est télégraphique, bref, rapide, à distance et logarithmique. Or pour les astrocytes, c'est un ion (le calcium Ca2+) qui forme le signal. C'est un signal chimique, il infuse localement à l'astrocyte immédiatement voisin comme une onde provoquée par une pierre sur un plan d'eau. Ainsi, une région cognitive dédiée à une fonction est innervée en énergie dès que l'un de ses neurones a été sollicité. Réciproquement, une région cognitive en activité s'inhibe du point de vue énergétique dès que les synapses ne sont plus sollicitées. De plus, selon les processus cognitifs sollicités dans différentes zones du cerveau au même moment, les duvets d'astrocytes locaux vont insuffler des ambiances spécifiques à chaque zone fonctionnelle.

C'est comme pour les muscles, certaines cellules musculaires reçoivent la commande électrique depuis le cerveau, puis elles émettent le signal par une vague calcique à toutes les autres cellules voisines pour activer tout le muscle d'un coup. Ainsi, sans qu'il y ait une communication directe entre le neurone et chacune des cellules musculaires, tout le muscle rentre en action de façon synchronisé. La coordination intramusculaire est donc localement assurée par une réaction chimique, cependant, comme pour les processus cognitifs à distance des uns des autres, la coordination intermusculaire demeure assurée par les réseaux nerveux à longue distance. Grâce au calcium, une région cognitive est donc dés/innervée en énergie aussi rapidement qu'un muscle peut se dé/contracter. Quand une nouvelle idée circule de synapses en synapses, les processus cognitifs, disposés en pré-carrés, "s'allument" et s'éteignent donc au même rythme que le cheminement de l'idée via les synapses. Cela s'apparente à la coordination musculaire d'un geste complexe, les muscles s'activent et se désactivent en cascade et opportunément. La désactivation rapide est également importante pour ne pas occuper l'attention de la conscience car elle ne peut s'occuper que d'un seul objet en même temps.

Il en est même pour l'apprentissage et l'exécution automatique de tâches apprises. Dans le cadre de la confection d'une logique, chaque région cognitive par laquelle passe l'influx synaptique est ainsi sur-activée. L'inverse est vrai, une zone peut être innervée de façon à guider l'influx. Le cerveau apprend une nouvelle logique avec un enchaînement précis de zones cognitives spécifiques comme il apprend un nouvel enchaînement complexe de nouveaux gestes. Pour cela le cerveau nécessite de sur-innerver les zones cognitives concernées pour qu'elles soient montées dans l'attention et pour que l'attention et la pleine conscience soient focalisées sur l'apprentissage de la bonne exécution. Il suffit de répéter l'application de la logique comme on répète un geste pour le domestiquer. Derrière cet apprentissage, se cache une activation/désactivation séquencée des zones cognitives. Plus une zone cognitive est innervée, plus elle est sélectionnée dans l'attention. Le cerveau va donc activer/désactiver telles zones et telles autres zones pour les mettre en relation. Après maîtrise du geste et/ou de la logique, la séquence peut être appliquée sans nécessairement sur-activer les zones cognitives. Une légère activation au-dessus du minimum est suffisante. Par exemple : la conduite, l'apprentissage en est très consommateur d'attention pour échafauder le séquensage. Mais une fois l'apprentissage terminé, la conduite se fait en arrière plan cognitif. L'attention du cerveau peut alors passer à autre chose. L'innervation d'une zone cognitive va donc la mettre en action. Tout est une question de dosage. Cependant, la légère innervation de la zone doit nécessairement demeurer synchronisée avec l'influx pour que la bonne exécution des tâches de fond soit fonctionnelle.

Quand une synapse décharge son pic, l'astrocyte associé à la synapse va informer les astrocytes voisins en émettant une vague calcique qui se propage d'astrocytes voisins en astrocytes voisins. Chaque vague est composée de trois sous-vagues (calcium, sodium, énergie). Ces vagues modèrent les synapses et les neurones de la zone locale. Selon l'activité, elles modulent la stimulation ou l'inhibition de la région cérébrale et fonctionnelle. Elles sont comme des régulateurs de régulateurs car de base, un neurone ne demande qu'à s'emballer dès qu'il est sollicité, il faut donc des neurones pyramidaux (inhibiteurs) pour réguler le neurone dès qu'il s'est exprimé. En cas de demande de cognition prolongée, il faudra donc réguler la régulation. Pour maintenir une activité cognitive soutenue, il y a deux moyens : on peut appuyer le pied sur l'accélérateur, et/ou, dans un système qui ne demande qu'à s'emballer, il faut lever le pied du frein. L'ambiance est donc un dosage judicieux et pérenne entre deux systèmes différents mais connexes : accélérateur et frein. Comme d'habitude en biologie, c'est un système avec de nombreuses boucles de rétroaction, dont les délais de réaction sont courts pour certains systèmes ou longs pour d'autres de façon à calibrer à l'instant et/ou durablement l'intensité de l'activité d'un neurone ou d'une population de neurones.

En cas d'intoxication aux métaux lourds, les ions mercure Hg2+, plomb Pb2+, aluminium Al3+ vont interférer avec les signaux chimiques des ions naturels (Ca2+, Cl-, Na+...). Pour certaines personnes porteuses d'une intoxication, le déclenchement des vagues seraient ralenties, le résultat en serait une dévitalisation générale (ce qui était mon cas), une confusion, une lenteur, une indifférence, des humeurs. Pour d'autres, les déclenchements seraient aléatoires ou intempestifs. Cela appliquerait une ambiance cérébrale inadéquate, inappropriée, volatile, irrégulière et stressante. Cependant les neurones bénéficient de conditions de fonctionnement suffisantes ou pas trop dégradées pour qu'ils maintiennent la capacité à enregistrer la réception des influx nerveux émis par la synapse. Comme les signaux chimiques et les signaux électriques ne s'interfèrent pas réciproquement, et en dépit d'une anomalie des vagues ioniques (Hg2+ au lieu de Ca2+...), les neurones seraient partiellement épargnés et ils peuvent donc néanmoins assurer le service minimum d'enregistrement. Bien avant que les neurones ne soient réduits à l'unique fonction d'enregistrement, les désordres vont apparaître selon un gradient de concentration. Ils peuvent se présenter à bas bruit, chroniquement, circonstanciellement... Notamment, l'innervation et la désinnervation doivent se faire au bon moment pour que la conscience et l'attention soient disponibles à nouveau pour traiter un nouvel objet. Sachant que les activations/désactivations des zones cognitives se fait en dizièmes de secondes, et qu'elles s'enchaînent par centaines, il est assez aisé de comprendre que les ML peuvent provoquer toute sorte d'irrégularités.

Avec la présence des ions des métaux lourds, le rythme des palpitations au niveau de la synapse est plus ou moins volatile. En cas d'intoxication chronique, la volatilité sera exacerbée par la présence diffuse des métaux lourds dans de nombreux astrocytes. Lors d'une palpitation erratique à la synapse, c'est une crise qui s'auto-amplifie, mais elle demeure suffisamment confinée pour que la conscience ne soit pas débrayée. La conscience peut donc la ressentir. La conscience étant une coordination de multiples processus cognitifs, elle pourrait ressentir une crise qui surgit dans une zone confinée d'astrocytes et de synapses. Il ne faut pas oublier que la synapse n'est pas nécessairement dans la même zone que le noyau du neurone. Les synapses sont au bout des dendrites et des axones. Synapses et noyau du même neurone peuvent être localisés à l'opposé du cerveau. Une crise dans une région locale du cerveau peut affecter une synapse tout en épargnant son neurone. Ce neurone enregistre alors l'activité erratique qui parvient de sa synapse lointaine. Des grappes de neurones disséminées dans tout le cerveau peuvent donc ressentir l'orage qui se déroule dans une zone locale du cerveau. De plus, un neurone dispose de milliers de synapses. Ce n'est pas des dizaines de synapses erratiques qui vont altérer le neurone. Je dirai même que le neurone présent dans la zone d'orage peut également demeurer conscient, il serait comme une bouée prise dans la tempête. Il est secoué tout en enregistrant ce qui se passe.

C'est comme un acouphène, l'oreille fonctionne en dépit d'un bruit de fond. Ou, c'est comme si l'on tentait d'écrire une rédaction dans une boite de nuit. Il faut également imaginer que les crises ne seraient qu'un épiphénomène d'un climat en tension continue. C'est-à-dire, qu'une crise mentale ne serait qu'un moment aggravé d'un réseau astrocytaire sous l'emprise d'une intoxication angoissante, permanente et continue. Le cerveau ne pourrait déclencher une crise locale uniquement lorsque les synapses d'une zone atteignent les 7000 tours. Cependant, hors des crises, il n'y a pas de répit. Dans un repos apparent, les synapses sont à 6000 tours d'angoisses. Ce qui est révélateur de cela, c'est que Antonin Artaud, qui était un intoxiqué aux ML, indique que ses textes sont "mal dits", comme s'ils avaient été écrits sous un stress permanent qui l'empêche d'apprécier la bonne finition de l'ouvrage. Or, cela est ridicule, les textes écrits par Artaud sont limpides (peut-être uniquement pour moi qui ai vécu le même calvaire). J'attribue cela au fait que Artaud se souvient que ses textes ont été rédigés avec une grande difficulté à se concentrer. S'étant affublé de sa difficulté à échafauder un discours, Artaud a peut-être ressassé mille fois son message de façon à toucher le fond de son intériorité par crainte qu'une légère erreur ne jette le discrédit sur l'ensemble. Cependant, le problème de concentration qui surgit avec la mise en écriture peut s'entendre à tous les détails de la vie quotidienne. Cela a été mon cas et c'est un vrai enfer dédoublé par un enfer de désespoir. J'ai pris mon mal en patience, et je suis en passe d'une rémission totale.

Voici l'extrait d'Artaud qui saisit cet état de confusion : "Ma pensée m’abandonne à tous les degrés. Depuis le fait simple de la pensée jusqu’au fait extérieur de sa matérialisation dans les mots. Mots, formes de phrases, directions intérieures de la pensée, réactions simples de l’esprit, je suis à la poursuite constante de mon être intellectuel. Lors donc que je peux saisir une forme, si imparfaite soit-elle, je la fixe, dans la crainte de perdre toute la pensée. Je suis au-dessous de moi-même, je le sais, j’en souffre, mais j’y consens dans la peur de ne pas mourir tout à fait. Tout ceci qui est très mal dit risque d’introduire une redoutable équivoque dans votre jugement sur moi." Il faut rappeler que Artaud se portait pas trop mal avant ses troubles. Il ne se plaignait que d'une dépression quant il était jeune adulte. Il n'est pas né avec ces difficultés, elles sont apparues petit à petit. Quand l'intoxication gagne du terrain, il n'est pas possible de renverser la tendance. Le monde, que l'on maitrisait lorsqu'on était valide, se délite consciemment au rythme lent de la progression des ML. Cependant, on est capable de comparer sa maîtrise actuelle du monde face à celle que l'on possédait lorsqu'on était valide. Cela permet d'apprécier la confusion en cours relativement à ce référentiel passé.

Je place ici un extrait de mon message de présentation afin de rappeler la distinction entre troubles cognitifs et troubles psychologiques :

    " 6) Dans l'épisode "Les ressorts du divan" de sa contre-histoire de la philosophie, Michel Onfray évoquait que Freud avait exclut les patients qui souffraient de confusion de la psychanalyse. En effet, dans "Entretien et psychanalyse : Sigmund Freud et la technique psychanalytique” par Bernard Dantier, Freud écrit : "Les psychoses, les états confusionnels, les mélancolies profondes — je dirais presque toxiques — ne ressortissent pas à la psychanalyse, du moins telle qu'on la pratique jusqu'ici". Le mot "Confusion" était certes bien là, mais surtout, Freud utilise le mot "Toxiques" comme si la personnalité de quelqu'un pouvait prendre la forme du diagnostique des maux dont le corps souffre. Freud était également neurologue ; quand il choisit les mots "Confusion" et "Toxiques", c'est également en connaissance du volet scientifique du cerveau. Les conclusions de Freud héritent donc de la double lecture scientifique et psychologique. J'ai l'impression que la psychanalyse enseignée à l'université est dans le déni des champs d'application définis par le praticien. Selon mon interprétation, la psychanalyse freudienne s'applique à une majorité de gens qui ont l'air plutôt normaux mais qui souffrent intérieurement de ne pas se dire des choses qui soient vraies à propos de l'historique de leur sexualité et à propos de l'éternelle échéance à la mort. La mort est certes présente pour les intoxiqués au mercure, mais l'échéance à la mort transcende également l'humanité depuis la nuit des temps. Pour un sujet normal et courant, le déni de l'échéance de la mort est répendu et cela le rend dépressif. C'est en cela qu'un sujet est éligible à la psychanalyse, et c'est acceptant le terme de sa vie que le sujet renoue avec l'art de jouir de la vie. Or, pour un patient qui souffre de confusion, de psychose et de mélancolie toxique tel qu'un intoxiqué aux métaux lourds, Freud précise bien que selon les premiers éléments d'une discipline naissante, ces symptômes semblent ne pas relever de la psychanalyse. Soixante-dix ans après la disparition de Freud, les témoignages de guérison par la chélation suggèrent que, conformément aux pressentis de Freud, ces symptômes ne relèvent définitivement pas du déni, et donc ni de la psychanalyse. En comparant les effets des herxheimer et les symptômes de confusions, de psychose et de mélancolie, je suis frappé par une certaine proximité. "

Quand Artaud dit qu'il est à la poursuite de son être, qu'il y consent, qu'il ne meurt pas tout à fait, je le comprends ainsi : faute d'ambiances astrocytaires adéquates et par manque d'innervation suffisante suite à la faiblesse de la vague calcique, l'objet de l'attention effleure à peine le plafond nécessaire pour monter à la conscience. Les idées circulent bien de synapses en synapses, mais les régions cognitives ne s'allument pas suffisamment, l'idée demeure entre la pré-conscience et la conscience. Il faut se concentrer pour la fixer. Pour perdre sa pensée, il faut l'avoir possédée quelques instants auparavant. C'est pour cela que Artaud est à la poursuite de son être intellectuel, il cherche à se remémorer la pensée qui l'occupait à l'instant. C'est comme un rêve qui s'évanouit au réveil, et qu'on cherche à s'en remémorer parce qu'il nous transcendait quelques instants auparavant. Chaque idée, chaque ressenti qui défile fait l'effet d'un paradis perdu. Comme une âme qui se désincarne. Or, le simple fait que Artaud puisse écrire des phrases correctes démontre que son cerveau est pleinement opérationnel et qu'il tente de domestiquer son mal. C'est peut-être aussi un problème de rétention de la mémoire immédiate par le manque d'innervation adéquate. Ce n'est pas un problème de production de la pensée ; cependant, ces désordres donnent, à celui qui pense, l'illusion d'une défaillance au niveau de sa production de la pensée. Cela est très angoissant. Quand cela est permanent depuis des années, cela est particulièrement angoissant quant à son avenir, car on sait que l'on ne se souviendra pas de qui on a été. C'est "une mort qui n'est pas tout à fait" (Cela est différent d'Alzheimer où le patient ne s'exprime peu ou pas, et où, à terme, il ne semble plus s'apercevoir qu'il ne pense plus).

À la difficulté de penser, s'ajoute donc la mésestime de soi. Cela joue également un rôle psychologique aggravant dans la maladie, chaque erreur devient un moment douloureux, ce moment est d'autant plus cruel quand l'erreur surgit en public. Comme ces erreurs sont ressenties, Artaud met toute son énergie à les gommer, cela devient obsessionnel. Mais devant la répétition de ces moments, il consent qu'il est en-dessous de lui-même. Cependant, ces "en-dessous se soi-même" ne sont que provisoires. Par confrontation de la fréquence de sa lucidité hors des crises au vraisemblable de ses pleins moyens, on dirait qu'il ne doute pas de sa capacité intrinsèque à être aussi lucide que quelqu'un de valide.

Selon moi, ce serait donc les défaillances au niveau du réseau astrocytaire qui expliqueraient la raison pour laquelle les intoxiqués peuvent vivre leurs confusions en direct. Comme les neurones sont insensibles aux ions (donc aux ML), le réseau neural est intrinsèquement intact, il est certes placé dans un régime énergétique dégradé ou instable mais la conscience demeure opérationnelle. Comme le cerveau est doté de métacognition (c'est le jugement sur sa propre reflexion), il est capable d'analyser les anomalies de sa propre pensée. Avec les méfaits des ML, le cerveau s'aperçoit qu'il n'est plus capable d'apprendre. Il sait qu'il fait des erreurs anormales. L'extrait ci-dessus montre de façon éloquente qu'Artaud s'exprime, non avec sa pensée, mais plutôt avec sa métacognition.

Parfois, j'ai l'impression que l'humeur n'est que le reflet de l'ambiance astrocytaire. L'impuissance à trouver une ambiance astrocytaire adéquate aux circonstances me semble être un cofacteur des humeurs. C'est que la présence d'autrui est un questionnement que le cerveau peine à traiter avec souplesse. La présence ou le jugement d'autrui fait surgir à la conscience toute sa faiblesse et son impuissance intérieure.
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Revue générale, l'épigénétique /7

Messagede Sophocle » Sam 1 Juil 2017 20:00

La majorité des gènes ne codent pas de protéines. Seuls 2% des gènes codent pour des protéines, mais le rôle de la majorité des gène est de réguler l'expression des gènes codants pour ajuster la production de protéines. Cependant, il faut réguler la régulation. Au niveau des gènes, cela se fait par l'épigénétique. Ainsi, les gènes vont être marqués de façon à s'exprimer ou à demeurer silencieux. D'un état à un autre, la cellule peut activer ou désactiver telle ou telle synergie de régulation.

L'Adn d'un chromosome est un brin dont les segments et les bases font l'objet d'un marquage. La science de ce marquage s'appèle donc l'épigénétique. Ce marquage permet de différentier les cellules les unes par rapport aux autres. La différentiation est une première régulation des gènes et non une disparition des gènes non utilisé. Certains marquages permettent ainsi d'établir si le segment d'Adn est transcriptible ou non-transcriptible. Les segments non-transcriptibles d'une cellule différentiée sont comme définitivement gelés, ils ne peuvent jamais être transcrits en Arn ou en protéine. Comme chaque cellule dispose d'une copie de tout l'Adn, les segments inutiles à la fonction de la cellule sont donc définitivement silencieux. Ex : toutes les cellules qui ne sont pas du foie ont les fonctions du foie qui sont gelées, idem pour les neurones et ainsi de suite. Cependant, quand le segment concerne la fonction de la cellule, L'Adn est alors potentiellement transcriptible. C'est alors qu'une marque définit s'il est actif ou inactif, et s'il est actif, il peut alors éventuellement s'exprimer. Quand il s'exprime, il est dit en action, sinon, quand il est en attente, il est dit au repos.

Un gène ne s'exprime pas n'importe quand. Pour les segments transcriptibles, les marques qui différentient l'activité de l'inactivité sont des groupes méthyls ou acéthyls qui se fixent sur le brin d'Adn et qui agissent par leur charges électrique +/-. Ces groupes vont se fixer sur le support de la bobine (une histone) d'un Adn et ils vont donc compacter ou décompacter le brin d'Adn comme un fil autour d'une bobine. Cela rend le brin d'Adn accessibles ou non-accessible à la machinerie de transcription. Les groupes méthyls compactent l'Adn, et les groupes acéthyls vont décompacter l'Adn comme un fil tendu. Quand l'Adn prend la forme d'un fil tendu, il est alors disponible pour être transcrit en protéine ou en Arn par la machinerie transcriptionnelle. Cela est vérifié par le deuxième chromosome X (donc chez la femme) qui est hypo-acéthylé à vie de façon à ce qu'il ne s'exprime jamais. De divisons en divisons, il demeure hypo-acéthylé. C'est le seul cas d'un chromosome entier qui demeure silencieux.

La transcription des zones transcriptibles sont donc activées ou désactivés par leur ouverture selon leur charges +/-, ou selon la méthylation ou acéthylation. Ces marques sont mobiles. Elles peuvent apparaître, disparaître, se multiplier, ainsi, les segments concernés par ces marques passent d'un état compact à une état tendu, c'est-à-dire d'un état silencieux à actif. La méthylation et l'acéthylation peuvent faire l'objet de campagnes d'application. La multi-méthylation replie l'adn et l'empêche donc d'être transcrit, alors que la multi-acéthylation déplie l'adn et permet sa transcription. Le marquage des segments par ces groupes n'est pas anarchique, il peut faire l'objet d'un gradient à l'intérieur d'une communauté de cellules semblables et voisines. Les cellules de la même catégorie s'organisent en société avec un gradient d'action. Chaque cellule connaît sa position et sa fonction par rapport à celle de sa voisine, elle connaît aussi ses fonctions générales dans le corps et ses fonctions particulières au sein du groupe social où elle réside. Le verrouillage de l'Adn permet donc d'établir des catégories de cellules par organes (foie, peau,...) mais le marquage épigénétique permet d'affiner des variants subtils à l'intérieur d'une catégorie, par ex, de façon à faire des gradients généraux (médulla, cortex,...), puis des gradients particuliers (épithélium). Deux cellules voisines et semblables ont donc les mêmes gènes transcriptibles, mais leur marquage épigénétique peut varier de façon à moduler l'expression des gènes transcriptibles. Cela donne une tonalité d'expression d'ensemble et particulière à chaque groupe de cellule ou à chaque cellule.

Avec le temps, le marquage de l'Adn se fait de façon à répondre à la routine de la cellule. Petit à petit, les multiples fonctions natives de la cellule qui ne sont pas sollicités deviennent silencieuses. Cela est le cas du gène P53 qui doit être fortement transcrit pour activer l'apoptose. Sans l'acéthylation de ce gène, la cellule peut être capable de nier le signal d'apotose. Elle présente donc un état précancéreux. Il faudra donc une campagne d'acéthyaltion pour réactiver P53. La méthylation et l'acéthylation sont des actions dynamiques. Il est possible de provoquer des campagnes d'acéthylation par un régime spécifique. Il est également possible de conforter la méthylation en continu en introduisant des aliments dans son régime alimentaire. C'est en faisant des rotations entre ces deux régimes qu'on permet aux cellules de réguler la régulation épigénétique.

    - Acéthylation :
    Pour réactiver les gènes, il suffit de pratiquer occasionnellement un régime cétonique. C'est ce régime qui permet de placer le corps dans les meilleurs conditions pour parer aux maladies de la longévité. L'acéthylation permet de réactiver des gènes devenus silencieux, dont le gène P53 qui est le gardien du génome. Le régime cétonique est une régime alimentaire totalement dépourvu de glucose. Ce régime protège les neurones survivants à Alzheimer et à Parkinson en activant la transcription de gènes en réponse aux dommages liés à l'oxydation. Au cours du régime cétonique (et également au cours du jeûne), les corps cétoniques, qui acéthyles l'Adn, sont multipliés par mille.

    - Méthylation :
    Voici une liste d'aliments qui aident à la méthylation de l'Adn et à la variation des histones.
    Folates (Vit B9), fruits, légumes à feuilles, céréales fortifiées.
    Vit. B2, B6, B9 : viandes et noix
    Methionine : poisson, noix
    Choline : œufs, lait, viandes
    Bétaine : épinards, betterave, blé
    Phytoestrogen : soja, légumes, céréales
    Sulforaphane : germes de brocoli
    Disulfure d'allyle : ail
    Curcumine :curcuma
    Épigallocatéchine gallate (EGCG) : thé vert
    Butyrate : fermentation de fibres végétales dans l'intestin
    Biotine : Jaune d'œuf, foie
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Revue générale, oncologie /8

Messagede Sophocle » Dim 2 Juil 2017 11:44

Le cancer est une défaillance du processus d'auto-élimination (apoptose) d'une cellule. Des cancers peuvent apparaitre à partir d'une seule altération de l'Adn. Il peut également ne pas apparaitre en dépit de nombreuses mutations. Mais, plus il y a de mutations, plus la cellule conforte un terrain cancéreux. Une cellule mutée est capable de nier le signal d'apoptose, mais pour devenir cancéreuse, elle doit également présenter des anomalies pour arborer une multiplication anarchique. L'âge est prévalent dans la survenue d'un cancer. En général, les cancers sont en hausse jusqu'à 80 ans, puis ils sont en baisse après 80 ans. Le mode de vie module le développement des cancers. Les virus rétro-transcriptibles, les hormones, l'alcool, le tabac, l'alimentation et les inflammations chroniques confortent la survenue des cancers. Par exemple, les hormones permettent à la tumeur de survivre, elles provoquent la multiplication des cellules car elles agissent sur la transcription. Quant au tabagisme, il existe un décalage de 30 ans entre le risque de cancer et le tabagisme. L'inverse est vraie, le risque de cancer par le tabac retombe au plus bas après 30 ans d'arrêt. Les études épidémiologiques montrent que le mode de vie occidental conforte les cancers du sein ou de la prostate. Ces cancers sont en hausse en occident à partir des années 80. Or, l'Asie est épargnée. La différence parvient peut-être de l'alimentation car c'est les anti-oxydents qui préservent des cancers, ils opposent une résistance au développement des tumeurs (N-acethyl-cystéine, précurseurs du glutathion).

Le garde-fou du cancer est le gène P53. Ce gène est appelé le gardien du génome. C'est lui qui répare les brisures des brins d'Adn quand c'est possible, il peut également faire entrer la cellules en sénescence, c'est-à-dire en arrêt de la division cellulaire. Quand il est activé, P53 est également un suppresseur de tumeur. Cependant, l'hyper-activation de P53 provoque un vieillissement accéléré de la cellule par le raccourcissement des télomères. S'il y a une tumeur, c'est que P53 est muté. L'apoptose attendue par P53 est donc suspendue. P53 est muté dans 50% des tumeurs, cela est un des rares éléments communs dans tous les cancers. En effet, il n'y a pas deux cancers identiques. Dans une cellule tumorale, les chromosomes présentent des anomalies majeures. Les cellules saines ont une inhibition de contact, elles poussent jusqu'à saturation, or dans une cellule tumorale, la neutralisation par contact est inhibée. Dans une cellule tumorale, les chromosomes peuvent présenter de larges amputations, d'autres chromosomes sont raboutés deux à deux, voir trois à trois. Il peut également naître un nouveau chromosome par la fusion issue de lambeaux de chromosomes. De plus, l'épi-génétique des cellules tumorales peut également être totalement erratique. Cependant, en dépit de toute cette anarchie, la cellule tumorale survit et elle se multiplie. Un cancer peut être en gestation silencieuse pendant une décennie avant de coloniser l'ensemble du corps. Les prémisses des cancers peuvent se développer dans les couches épithéliales. Ensuite, les cellules cancéreuses rompent la lame basale et pénètrent les systèmes circulants par les capillaires. L'une des cellules cancéreuses ayant migré, elle provoque une tumeur qui se localise donc à distance du site de gestation. Sans éradication du site de gestation des cellules pré-cancéreuses, les tumeurs peuvent survenir à répétition et à tout endroit du corps. Cependant, il existe des méthodes naturelles pour résorber les cancers et les terrains pré-cancéreux. Cela peut se faire par le régime cétonique, cela a été déjà détaillé les messages précédents.


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Revue générale, les bactéries /9

Messagede Sophocle » Dim 2 Juil 2017 16:55

On distingue les micro-organisme par rapport à la réaction du système immunitaire. Les micro-organismes commensaux sont des micro-organismes tolérés par le SI, ex: le microbiot ou candidat albicans. Les micro-organismes opportunistes sont des micro-orgnanismes commensaux qui deviennent pathogènes (dont candidat albicans) quand le SI est trop faible ou quand ils ont acquis un matériel génétique pathogène. Les micro-organismes endémiques sont des micro-organismes dont le SI opérationnel ne sait pas lutter contre, ex : paludisme, il vaut mieux ne pas croiser ces pathogènes.

Avec l'évolution, les stratégies de colonisation de certains micro-organismes se sont raffinées de façon à retourner le système immunitaire (SI) contre son hôte. Ex : certaines bactéries sont intelligentes, elles parviennent à imiter les molécules de signalisation du SI de façon à le manipuler en augmentant la charge immunitaire pour créer une brèche dans les barrières des épithéliums. Puis, ces mêmes bactéries peuvent rendre le SI silencieux pour échapper à leur destruction et alors s'engouffrer dans la brèche ouverte précédemment. Ou encore, d'autres micro-organismes mutent rapidement au cours d'une infection, le SI est donc toujours en retard. En général, l'évolution fait que les micro-organismes ménagent leur hôte pour survivre. Cependant, ce qui permet la résurgence chronique des bactéries, c'est le biofilm. Certaines bactéries ont la capacité à former un écrin (le bioflim) dans lequel les bactéries sont protégées. Dans le cadre de la lutte contre les bactéries pathogènes, c'est bien la lutte contre les biofilm qui rend le déparasitage fastidieux.

Les anti-biotiques (AB) peuvent certes aider à frapper un grand coup contre les parasites, mais ils ne résolvent pas les problèmes de façon chronique car les AB sont inopérants sur les bioflim. Leur utilisation n'est donc pas adéquate pour les infections chroniques. De plus, les AB ont des effets chroniques sournois sur soi notamment sur le microbiot. Certaines personnes en sur-poids ont reçu jusqu'à 20 campagnes d'AB pendant leur enfance. Or chaque campagne modifie la flore intestinale qui fait entrer les intestins en inflammation. S'il n'y a pas d'urgence, autant les éviter. Les AB ont également des effets sur l'environnement, chaque prise augmente le résistôme. En 100 années d'usage croissant des anti-biotiques, les bactéries se sont transmises tous les codes Adn pour résister aux anti-biotiques. Elles devient donc toutes résistantes. À ce rythme, les anti-biotiques n'auront plus d'effet dans 100 ans. In fine, l'anti-biotique n'est qu'un cache-misère, on doit d'abord s'occuper du maintien de la bonne santé. Dans le cas d'un intoxiqué, le muguet est plutôt un problème du système immunitaire. Donc, les parasites délogés par les AB pourraient revenir à terme si le système immunitaire n'était pas rétabli. Comme d'habitude, afin de consolider la sortie de tout traitement d'attaque, il est préférable de commencer par s'installer dans le mode de vie adéquat pour empêcher le retour des parasites. Cela n'est pas suffisant, il faut également recoloniser les sites occupés par les bactéries pathogènes par des bactéries commensales. Les AB ne donc sont utiles qu'en cas de crise aiguë ou en prévention de Lyme par exemple.

En dépit des nombreuses bactéries commensales qui ne sont pas du "soi" dans le système digestif, le SI n'est pas activé dans la lumière du tube digestif. En effet, le SI n'est volontairement pas activé car le mucus est un gel anti-infectieux qui fait la frontière entre la lumière du tube digestif où résident normalement les bactéries commensales et entre les tissus du soi défendus par le SI. Le mucus empêchent les bactéries commensales de coloniser les tissus. Cependant, le SI analyse le contenu du microbiot pour s'assurer qu'il n'existe pas de bactéries pathogènes dans le tube digestif. Mais à cause des métaux lourds, le système immunitaire s'affaiblit. De plus, les métaux lourds réduisent la capacité du pancréas à transcrire les acides aminés utiles pour la digestion. Une disbiose s'installe alors dans le tube digestif. Comme le SI est renforcé par le butyrate qui est lui-même fabriqué par le microbiot, un effet circulaire s'installe entre le SI et la flore intestinale. À cela s'ajoute que le foie est sur-sollicité par le nombre chronique de pathogènes. Le foie, qui filtre de nombreuses bactéries, est donc inflammé. À très long terme d'autres problèmes cycliques apparaissent : Disbiose -> PB insuline -> excès de lipides -> graisses -> foie gras -> cirrhose non-alcoolique -> stéatose -> foie défaillant -> intoxication -> disbiose -> ...

La gorge est un reflet du système digestif. La bouche, dont la la langue en particulier, est un site privilégié pour les bactéries. Or le muguet buccal ne s'observe pas chez un sujet immuno-compétant, le muguet témoigne d'une réduction de l'efficacité du SI inné. Comme les bactéries s'alimentent en sucres, on pourrait imaginer un traitement par le régime cétogène qui tarit leur sources d'alimentation. Mais dans ce cas, les bactéries vont se placer en dormance dans leur biofilm. Dès que le contexte le permet, la dormance des bactéries se lève. Puis les bactéries se concertent sur leur nombre via des molécules de signalisation pour mettre un place un agenda d'expression afin de ne pas faire avorter leur processus de colonisation. Le seul moment sensible des bactéries, c'est la phase de division cellulaire lors de leur croissance car elles doivent absorber les nutriments disponibles dans l'environnement. Il est donc possible d'agir à ce moment-là. De plus, il faut tenir compte que les micro-orgnaismes colonisent facilement les niches non-occupées, et ils sont difficiles à déloger des niches une fois qu'ils les occupent. Cependant, les bactéries sont en compétition entre-elles, une prise de pro-biotiques permet donc d'occuper les sites et d'entraver les retour des bactéries pathogènes. Ainsi, peu à peu, on regagne durablement du terrain.

La cure anti-parasitaire est une synergie sur plusieurs fronts :
    réguler le système immunitaire,
    maintenir un stress continu contre les mauvaises bactéries en empêchant ce qui les conforte,
    maintenir un stress continu contre les mauvaises bactéries en permettant ce qui les tue,
    s'alimenter en bonnes bactéries de façon à occuper les sites.
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Reprise à zéro (suite II).

Messagede Sophocle » Sam 15 Juil 2017 12:49

Voici quelques édits sur mon état d'avancement. Voir message suivant : Reprise à zéro (suite II) (c'est le dernier message de la page 4).

Je me suis fait une petite table des matières avec titres et renvois des posts pour lister tous les sujets de mon topic sous une forme de supervision générale.
Table des matières (1er message de la page 4).
Quand je reprendrai mes déshydratations, il faudra que je les relise et l'ordre de publication n'est pas forcément adapté à une relecture ultérieure.

Je suis encore loin de pouvoir reprendre les déshydratations car le système digestif n'est vraiment pas robuste.
Cela fait quatre mois que j'ai fait mon incident de naturopathie et j'ai l'impression d'avoir parcouru plus de la moitié du chemin pour retrouver une forme suffisante. Mais, bon an mal an, ça revient petit à petit. Au moment de l'incident, il n'y avait plus rien qui sortait pendant 15 jours...

Cependant, j'ai le cerveau qui tourne de mieux en mieux. Désormais, il ronronne. Je n'ai plus de souffrances ni d'angoisses. J'arrive à planifier des tâches instantanément et à décortiquer des enchaînements complexes en une fraction de seconde. J'ai fait quelques rechutes, mais elles sont de moins en moins fréquentes.
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Marche et physiologie digestive.

Messagede Sophocle » Mar 18 Juil 2017 11:32

Ces derniers jours, j'ai pris le pli de la marche. Désormais, j'ai une marche continue à tel point que j'ai divisé par deux le temps de marche sans réduire la distance. Désormais, Je fais environ 7 km sans pâtir de fatigue anormale. Je pourrais soutenir ce rythme encore un peu plus longtemps, mais je me préserve afin de persévérer quotidiennement. Or, voici ce que j'écrivais en début d'année (message du 14 janvier) :
Au cours des dernières années, dès quinze minutes de marche, la lassitude que je trainais m'ôtait le charme de la chose.

Cela me fait tout drôle de relire cela. J'avais totalement oublié ces états de lassitude et de procrastination dans lesquels je me trouvais.

Cependant, je n'ai pas repris la marche pour le plaisir de la marche. Par ce message, je souhaite optimiser mes mini-randonnées de façon a améliorer mon petit problème de transit. Jusqu'ici, je marchais un peu à n'importe quelle heure de la journée. Surtout, je m'arrangeais pour faire mes courses en marchant. Or, les pics d'activité des intestins sont à midi, au diner et à 5h du matin ; l'activité motrice de l'onde péristaltique se déclenche après les repas ; et enfin, elle est modérée l'après-midi mais, l'activité motrice est silencieuse la nuit. Je vais donc coupler les mini-randonées aux moments de l'onde péristaltique. Je devrais programmer mes mini-rando à 13h et 21h. Le top serait à 5h du matin. Avec ce beau temps, c'est envisageable. Mais, je ne crois pas que je vais y parvenir, parce que je ne suis pas du matin. Si je faisais une mini-rando à 8h, c'est déjà pas mal. À 8h et 21h, j'aurais ainsi deux randos quotidiennes de 3,5 km chacune bien espacées dans la journée et qui se calent pas trop mal avec l'onde péristaltique. Je pourrai aussi faire une petite sortie après le déjeuner pour consolider le tout.
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Marche et physiologie digestive II

Messagede Sophocle » Jeu 27 Juil 2017 19:17

Ces derniers jours, je fais 8km de marche en moyenne. Je suis très content de ces randos. Ça me fait beaucoup de bien. Je respire, je transpire. Quand je vois la poisse qui sort, je me dis que j'avais vraiment des toxines qui trainaient dans les tissus. Les muscles des jambes se sont bien affermis. Les articulations et le squelette vont mieux, la tension est meilleure. Il y a toute un panoplie de détails qui s'améliorent. Il faut que j'avoue que je n'ai pas fait de sport depuis des années. J'ai également les biceps qui se sont bombés mais ils ne se sont pas affermis comme les muscles des jambes. J'ai abandonné l'idée de deux marches par jours de 2x4km car il faut un bon moment pour que la transpiration apparaisse. J'ai donc préféré pour des marches de 8 km minimum. Ces trois derniers jours, j'ai un peu insisté, je suis monté à 16 km (2x8). En dépit que je veille bien à boire, je me suis déshydraté. Je ressens donc une légère amélioration de mes céphalées mais j'ai crains que les intestins ne rechutent. Il ne suffit pas de boire pendant la rando, il faut également que je pense à boire toute la journée pour demeurer bien hydraté. C'est qu'il fait assez chaud pour le corps dégage beaucoup d'eau. Je garde donc une bouteille à côté de moi et je bois de petites gorgées toutes les dix minutes.

J'ai remarqué que, pendant la marche, si les épaules étaient libres, c'est-à-dire, si je ne portais pas de sac à dos, ni de besace, les épaules avaient un léger balancement devant/derrière. C'est un détail qui me frappe parce que je suppose que le liquide céphalo-rachidien s'épanche par les interstices entre les vertèbres. Ce mouvement mécanique serait peut-être un accélérateur des échanges du liquide céphalo-rachidien via le balancement de la colonne vertébrale. Dès que je porte un sac, ce mouvement devient quasiment nul. Pour ces marches, je prends donc juste une petite bouteille d'un demi-litre que j'attache à la ceinture et que je rempli en cours de chemin en cas de besoin.

J'ai également refait un jeûne hydrique de trois jours que j'ai couplé à des petites randos (4-6km/jour). Je confirme que le poids a vite chuté, mais je n'ai pas senti de faiblesse. Je n'ai pas insisté mais ça s'est très bien déroulé. Je vais bientôt recommencer car la température actuelle (20-25°) est idéale pour les jeûnes et les randos. Je crains que les fortes chaleurs ne soient pas trop compatibles avec ce genre de programme. Il faut que les conditions ne soient pas extrêmes.
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Marche et physiologie digestive III

Messagede Sophocle » Mer 2 Aoû 2017 10:56

C'est vraiment épatant. Avec cette rando quotidienne depuis trois semaines, j'ai quasiment tous les symptômes des tissus ordinaires qui baissent à vue d'œil :
    - J'ai totalement arrêté les anti-inflammatoires depuis 5 jours car je n'ai plus aucune crampe ni sensibilité aux intestins.
    - J'ai également retrouvé un sommeil bon et réparateur sans avoir besoin de recourir à la Polaramine. Donc ça, ça veut dire que l'hypothalamus est désintoxiqué.
    - Les fringales se sont calmées.
    - La tension est impeccable, je n'ai plus de black-out quand je me lève brusquement.
    - Le transit est également bien meilleur.
    - Je ne perds plus l'équilibre.
Quand je pense qu'il y a huit mois, je ne pouvais pas marcher au-delà d'un kilomètre sans me trainer, j'avais besoin de m'arrêter régulièrement. Il était hors de question que je déclenche une suée, je n'en avais pas la force, ni la motivation. L'intoxication est vraiment quelque chose de sournois car elle empêche de guérir par le sport.

J'ai rodé la répétition des marches sur les conseils du sauna sec :
    - Ne pas forcer sinon on se déminéralise (je fais entre 6 à 8 km/jour à une bonne allure, 5,5 km/h).
    - Je fais juste ce qu'il faut pour déclencher une suée.
    - Se doucher juste après la rando pour éviter que les toxines ne re-rentrent (éviter une pause entre la rando et la douche). Se doucher à l'eau froide au début pour refermer les pores. Puis, je passe le pommeau en mode massage pour vibrer les muscles et la colonne vertébrale.
    - Je me repose pour me ressourcer.
Comme j'ai toutes ces améliorations, je m'hydrate avant et après la rando, mais pas pendant. Je prends juste 1 gél. de Dmsa et d'Ala juste avant de faire la rando. Compléments du moment : Romarin en gémmothérapie, Probiotiques spécial butyrate.
Dernière édition par Sophocle le Mar 8 Aoû 2017 12:43, édité 1 fois.
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Test de Provocation 2014

Messagede Sophocle » Mer 2 Aoû 2017 22:38

Je me suis rendu compte que je n'ai jamais publié mes résultats de test de provocation.
Voici ci-après les résultats d'un test que j'ai fait en septembre 2014.
J'en avais fait deux autres à six mois et à un an.
Ces deux test suivants donnent à peu prés les mêmes conclusions (Il n'est donc pas utile de les publier).
Plomb, mercure, arsenic.
Je suis très déçu de ces valeurs car elles ne sont pas très élevées au regard des symptômes de l'époque mais c'est peut-être à cause du bouchon du cuivre.
De toute façon, la valeur qui sort ne veut rien dire, elle témoigne d'un flux et non d'une profondeur.
J'ai aussi fait un oligoscan qui confirmait grosso-modo les tests au DMPS.
Fichiers joints
2014-09-18-B.jpg
2014-09-18-B.jpg (125.78 Kio) Vu 858 fois
2014-09-18-A.jpg
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Bibliographie

Messagede Sophocle » Mar 8 Aoû 2017 12:36

Je place ici toutes les sources d'informations qui m'ont été utiles pour établir mon topic.

□ Collège de France :

□ Université de Grenoble - cours de médecine en faculté :

□ Jeûne :
    Le Jeûne en Naturopathie par Pierre-Valentin Marchesseau

    - Extrait du chapitre : THÉORIES ET PRATIQUES
    a) Les jeûnes humides ou hydriques interviennent lorsque le mal est d’origine cristalloïdale. Il donne naissance, dans ce cas, à des maladies locales qui, en général, ne coulent pas, mais sont extrêmement douloureuses (exemples : rhumatisme articulaire, névralgie, sciatique, etc.). Au cours de ces jeûnes, le patient ne prend aucun aliment solide et il ne boit que de l’eau pure, faiblement minéralisée (du type Volvic), ou encore de l’eau distillée, plus happante, et par conséquent meilleure draineuse des minéraux usés. Ces jeûnes lavent le sang, où stagnent ces minéraux (solubles), et ils ouvrent les reins par la pression du liquide absorbé (diurèse). On peut les poursuivre, après quelque temps d’entraînement, pendant 15, 20 ou 30 jours, et parfois plus. Mais nous avons pu constater qu’il était préférable de faire des jeûnes humides relativement courts (8 jouis, par exemple) et de les répéter tous les mois. Les longs jeûnes (de plus de 3 semaines) semblent épuiser les réserves vitales (carences autolytiques) sans pour autant assurer une épuration humorale plus profonde (surcharges anciennes très résistantes). Les jeûnes à l’eau sucrée, miellée ou aux jus de fruits ne sont pas des jeûnes hydriques (ou humides); ce sont des monodiètes humides, relativement légères. On peut, par ce moyen, faire des cures de plusieurs mois, comme nous le verrons plus loin. Cependant, en partant d’une eau peu minéralisée, on peut, au cours des jeûnes humides, boire des tisanes variées, sous les formes d’infusion, de décoction ou de macération, non sucrées. Les plantes choisies seront diurétiques (bouillon de poireaux, d’asperges, de pissenlit, de queue de cerises, de chiendent, etc.). Les jeûnes sont dos pratiques hygiéniques à la portée de tous, mais en connaître les règles accroît leur efficacité et permet un meilleur ajustement aux besoins organiques. La quantité quotidienne de liquide absorbé dépend de chaque individu. Elle peut aller de 1 à 2 litres environ. Dans ce genre de cure, il faut boire à sa soif (et même un peu au-delà) pour assurer la pression rénale, condition de la diurèse.
    b) Les jeûnes secs (ou complets) sont indiqués dans les cas de maladies qui « coulent » (pus) et qui, en général, ne sont pas douloureuses (exemples : sinusites, bronchites, pertes vaginales, eczéma suintant, etc.). Pendant cette forme de jeûne, le patient ne doit prendre ni aliment solide, ni boisson. C’est une cure de restriction intégrale. Bien entendu, celle-ci ne se poursuit pas très longtemps, quelques jours (au maximum une semaine). Les cures les plus profitables durent seulement 2 ou 3 jours, qu’il convient de répéter périodiquement (comme il a été dit pour le jeûne humide). Mieux vaut, là encore, faire 2 jours de diète sèche par quinzaine, qu’une seule cure de 8 jours, dans sa vie. Nous dirons, plus loin, les raisons de cette périodicité. Le jeûne sec est peut-être plus difficile à supporter que le jeûne humide; mais le patient n’a pas le choix lorsqu’il lui faut drainer sa lymphe, porteuse de colles (viscosités non solubles) et ouvrir les émonctoires spécialisés (foie, vésicule et intestin), tout en dérivant les surcharges amassées sur les « émonctoires à colles », que sont les muqueuses des poumons, de la gorge, de la face ou du vagin, sans parler des surfaces internes où se produisent également des catarrhes. Le mécanisme de ce jeûne sec est le suivant : Le sang, sous l’effet de la cure et par évaporation pulmonaire et cutanée, perd peu à peu de son eau (!a soif, alors, se fait sentir; son but étant de rétablir le volume sanguin). Lorsqu’on ne boit pas [cure sèche), la lymphe porteuse d’eau se déverse plus activement dans le sang et le « réhydrate » en quelque sorte. Elle peut se déverser dans le sang à raison de 5 litres par 24 heures (alors qu’en temps normal, elle ne déverse qu’un litre). Ce faisant, elle s’épure de ses viscosités, lesquelles vont, en suivant la voie sanguine, aux émonctoires prévus pour cela, c’est-à-dire au fois et aux glandes sébacées, normalisant les activités des « muqueuses de secours » (poumons, etc.). Au cours de ce jeûne, il est bien défendu de boire des tisanes hépatiques parce que liquides; mais on remplace ces boissons par des compresses chaudes et sèches sur le foie ou des bains de sudation sèche pour tout le corps. Les erreurs d’application sont courantes. Par exemple, nous avons vu, pour une bronchite [maladie colloïdale), conseiller un jeûne humide, des tisanes et des bains d’eau supercaloriques, alors qu’il aurait fallu un jeûne complet et de la chaleur sèche [sudation). Prenons un autre exemple, celui d’un rhumatisme articulaire [maladie cristallloïdale). Là, il faut laver le sang et activer la diurèse. Le jeûne sec et les bains de chaleur sèche ne sont pas contraires, mais ne favorisent pas ;a guérison.
    c) Les jeûnes mixtes sont des cures où sont combinées les deux formes de jeûnes ci-dessus étudiées. La raison du « jeûne mixte » est que, peu à peu avec l’âge et les abus, le mal humoral est de nature double (à la fois à base de cristaux et de colles). Les maladies locales qui apparaissent alors participent également de cette double nature (exemples : artériosclérose, calculs des reins ou de la vésicule biliaire, etc.). Sang et lymphe doivent être, alternativement, sollicités. La cure mixte s’y prête à merveille et se déroule, par exemple, comme suit : 4 jours de jeûne humide, puis 2 jours de jeûne sec et retour pour 4 jours en jeûne humide (ce cycle étant répété une fois par mois). D’autres rythmes sont possibles. Dans le doute sur la nature humorale d’une maladie locale, on conseille toujours un jeûne mixte. Mentionnons encore qu’il convient toujours d’encadrer la cure sèche par deux cures humides, parce que le sang (unique courant émonctoriel) doit être lavé avant et après; et pour lui-même et pour drainer la lymphe qui se déverse en lui (sans autre issue). ...

    Extrait de la Conclusion
    ... Un débutant de la cure de jeûne fera bien de commencer par des périodes courtes de 36 heures, mais répétées à intervalles réguliers. ...

    Contrairement à ce qui est prescrit dans ce lien, si le jeûne se déroule bien, les purges et lavement ne me semblent pas indispensables. Pour le jeûne sec, il me semble indispensable de ne pas faire de purge ni de lavement. Pour un intoxiqué aux ML au niveau du Snc, il est préférable que le système digestif soit suffisamment fonctionnel, voir post suivant : Cure sèche et prospective Snc. Pour les tissus ordinaires (hors Snc), les marches hydratées ont donné de bons résultats. Il est donc préférable de s'occuper d'abords des tissus ordinaires par des marches hydratées pour ensuite faire des déshydrations.

□ Naturopathie :
E-book :
    Il y a, évidement, l'E-book du Forum Mélodie qui permet d'ouvrir les pistes de recherches. Je le balaye souvent car il permet d'établir des liens inter-disciplinaires et de remettre en mémoire des sujets qu'on délaisse en attendant de parer aux urgences.
Thème de mon topic : La détox ultime du cerveau par la déshydratation. [img]kator/smiley96.gif[/img]
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